
On n’a vraiment pas l'habitude d'entendre le gouverneur de la Banque du Canada parler comme ça...
Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, a reconnu que le Canada doit maintenant s'adapter à la fin d'une ère où le commerce avec les États-Unis était fondé sur des règles claires et prévisibles.
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis traversent une période de bouleversements sans précédent.
C'est au cours d'une conférence de presse tenue après la dernière décision sur le taux directeur, que le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, a exprimé son inquiétude quant à la fin d'une ère où le commerce avec les États-Unis était fondé sur des règles claires et prévisibles.
M. Macklem a souligné que l'incertitude croissante et le protectionnisme américain complexifient les perspectives économiques du Canada.
Selon Tiff Macklem, les nouvelles politiques commerciales américaines, souvent imprévisibles, ont un impact profond sur l'économie canadienne.
La Banque du Canada a maintenu son taux d'intérêt à 2,25 %, indiquant que l'économie se conforme encore aux prévisions malgré les ajustements nécessaires aux restrictions commerciales américaines.
M. Macklem a aussi fait remarquer que le protectionnisme américain a entraîné une baisse des exportations nettes du Canada, un facteur clé de la faiblesse économique actuelle. Les prévisions économiques indiquent un ralentissement pour la fin de 2025, mais une reprise progressive est attendue dans les années suivantes. Cependant, l'incertitude élevée rend la prévision difficile, et la révision prochaine de l'Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) pourrait encore modifier la donne.
Dans une déclaration récente pour la Banque du Canada, Tiff Macklem a expliqué que l'économie canadienne s'ajuste aux tarifs américains et à l'incertitude persistante. Le PIB devrait croître modestement, tandis que l'inflation devrait rester proche de l'objectif de 2 %.
M. Macklem a fait remarquer que l'ajustement à la nouvelle donne commerciale est compliqué, mais des opportunités pourraient émerger à mesure que les entreprises réorientent leurs chaînes d'approvisionnement et investissent dans de nouveaux marchés.
Selon ce qu'a indiqué M. Macklem, le marché du travail canadien montre des signes de faiblesse, surtout dans les secteurs directement touchés par les tarifs américains. Cependant, une légère augmentation de l'emploi a été notée récemment, principalement dans le secteur des services.
Soulignons enfin que la Banque du Canada prévoit une croissance modeste du PIB de 1,1 % en 2026 et de 1,5 % en 2027.
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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.