Retraités
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Garder sa maison à la retraite ou tout encaisser? Le dilemme qui divise de nombreux Québécois

Un choix crève-cœur attend un grand nombre de retraités...

Émilie Plante

Émilie Plante

Au Québec, la flambée immobilière a fait grimper la valeur des maisons à des niveaux record. Pour plusieurs retraités, cette hausse crée une situation paradoxale: une propriété qui vaut parfois une petite fortune, mais peu d’argent pour les besoins quotidiens.

Dans sa chronique financière au Journal de Montréal, le fondateur d'Immofacile Ghislain Larochelle a répondu à la question d'un lecteur qui vit ce dilemme.

L'homme de 72 résidant à Brossard possède une maison évaluée à environ 900 000 $, mais sa pension suffit à peine à couvrir ses dépenses. Taxes municipales et scolaires, assurances, entretien et services divers engloutissent une part considérable de ses revenus et il se demande s'il fait bien de conserver sa maison.

Le chroniqueur explique que cette situation illustre un phénomène de plus en plus fréquent au Québec. Certaines personnes du troisième âge possèdent un actif immobilier considérable, mais manquent de liquidités pour vivre confortablement. Par ailleurs, les revenus de retraite n’augmentent pas au même rythme que les coûts liés à la propriété qui eux, continuent de grimper.

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Quelles sont les options possibles?

Selon Ghislain Larochelle, différentes stratégies peuvent être envisagées.

L’hypothèque inversée: Cette formule permet d’emprunter une partie de la valeur de la maison jusqu’à environ 55 %, sans devoir effectuer des paiements mensuels. Le montant est remboursé lors de la vente de la maison ou si la personne décède. L'expert prévient toutefois que « les intérêts composés s’accumulent et réduisent graduellement l’équité disponible pour ses héritiers ».

Vendre et réduire la taille de son logement: En vendant sa maison pour s’installer dans un condo plus abordable, un retraité peut récupérer un capital qu’il peut ensuite faire fructifier. La somme ainsi obtenue peut l'aider à absorber les frais de copropriété, taxes, assurances et autres frais mensuels tout en lui permettant de demeurer propriétaire.

Vendre, louer et investir: Certains retraités choisissent de vendre leur propriété et d’investir l’argent. Les revenus de placement peuvent couvrir le loyer tout en offrant une marge financière plus confortable et la personne n'aura plus à se soucier de l'entretien d'une maison.

La colocation intergénérationnelle: Cette solution plus simple consiste à louer une partie de la propriété (par exemple un sous-sol) à un étudiant ou à un membre de la famille. Les revenus peuvent compenser une bonne partie des dépenses annuelles.

Quelques conseils

Ghislain Larochelle invite tout d'abord les gens à se demander si la propriété est un allié financier pour la retraite ou un fardeau .

Avant d'opter pour l'une ou l'autre des solutions proposées, il recommande de calculer précisément les coûts réels de la propriété, d’évaluer les revenus d’un capital libéré et de planifier les finances sur plusieurs années. Souvent, les chiffres apportent un éclairage bien plus objectif que l’attachement émotionnel à la maison.

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