Essence
Crédit photo: Capture d'écran photo Facebook François Legault (Emilie Nadeau) / Adobe Stock

CAA-Québec explique pourquoi l'essence coûte encore trop cher

L'essence est encore trop chère au Québec, ce n'est pas qu'une impression...

J. Martel

J. Martel


Alors qu'une baisse généralisée des prix de l'essence a été observée en 2025, les conducteurs québécois ont continué de débourser des montants élevés pour faire le plein. Comment expliquer un tel phénomène?

En fait, si le prix de l'essence demeure élevé au Québec, c'est en raison de l'impact marginal de l'abolition du prix plancher par le gouvernement Legault.

En effet, cette mesure, annoncée en 2024 par Pierre Fitzgibbon, visait à stimuler la concurrence et réduire les coûts à la pompe, mais ses effets se sont avérés limités.

Le bilan de l'essence 2025 présenté par CAA-Québec révèle une diminution de 5,8% du prix moyen de l'essence par rapport à 2024. Cependant, cette baisse ne s'est pas uniformément reflétée à travers la province.

Pierre Fitzgibbon
Crédit photo: Capture d'écran photo Facebook François Legault (Emilie Nadeau)

À Québec et Sherbrooke, les marges au détail ont chuté respectivement de 34,5% et 13,8%, alors que Montréal n'a connu qu'une modeste diminution de 1,2%.

Ces variations s'expliquent en partie par les différences de taxation, Montréal ayant la part de taxes la plus élevée du pays sur le litre d'essence ordinaire, atteignant 33,4%.

Rappelons que le prix plancher, qui avait été instauré en 1997 pour protéger les petits détaillants, a été aboli dans l'espoir de dynamiser la concurrence.

Si certains marchés, comme Québec, ont vu une diversification des prix, d'autres régions, notamment Montréal et Laval, affichent toujours des prix élevés avec des marges au détail qui restent problématiques.

Essence
Crédit photo: Adobe Stock

Dans les régions comme le Saguenay–Lac-Saint-Jean, une guerre de prix entre détaillants a permis d'atteindre les marges les plus faibles de la province, avec un prix moyen à la pompe de 142,9 ¢/L.

Les réformes entreprises par le gouvernement et l'élimination de la taxe carbone par Mark Carney dans les autres provinces n'ont pas suffi à infléchir significativement la tendance des prix à la pompe au Québec. Selon la Régie de l'énergie, les fluctuations des prix sont davantage liées aux variations des prix du pétrole brut qu'aux récentes mesures législatives.

Alors que les automobilistes espèrent une baisse continue des prix, les experts soulignent l'importance d'une surveillance accrue des marges bénéficiaires des détaillants et d'une réglementation plus stricte pour assurer une concurrence plus juste et bénéfique pour les consommateurs.

Inscrivez-vous à notre infolettre

Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.

Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.

Mon Fric

MonFric est le site par excellence pour tous ceux qui s'intéressent aux finances personnelles.

© 2026 Attraction Web S.E.C. Tous droits réservés.