Votre famille est peut-être concernée...
Dans la région de Québec, des centaines de familles se retrouvent avec une facture inattendue pour la rentrée puisque le transport scolaire n’est plus gratuit pour de nombreux élèves.
Au Centre de services scolaire de la Capitale (CSSC), 1 300 familles devront désormais débourser pour un service qui était offert sans frais l'an dernier.
Le changement découle d’une révision budgétaire. Pendant des années, le CSSC a toléré des exceptions en offrant l’autobus gratuitement à certains élèves qui n’y avaient pas droit selon le règlement. Cette « souplesse » profitait notamment aux enfants habitant « à distance de marche de l’école » ou inscrits dans une institution scolaire hors de leur bassin.
« Dans le contexte actuel de compressions budgétaires, cette pratique n’est malheureusement plus possible. Pour l’année 2025-2026, le CSSC a donc pris la décision d’appliquer rigoureusement sa politique de transport scolaire», a répondu Jade Thibodeau, la porte-parole du CSSC.
Une facture salée pour les familles
Le tarif s’élève à 456 $ pour un enfant, 811 $ pour deux et 1 064 $ pour trois ou plus vivant à la même adresse. Et pour les parents séparés, la nouvelle est encore plus difficile à avaler. En effet, seule une adresse bénéficie de la gratuité et la seconde devient automatiquement payante.
Guillaume Lansac, père d’une élève inscrite au programme d’éducation internationale à l’école Joseph-François-Perrault, dénonce « une compression refilée aux parents » dans une entrevue accordée à TVA Nouvelles. Selon lui, si un programme n’est pas offert dans l’école de quartier, le transport devrait rester pris en charge par le réseau scolaire.
Le CSSC n’est pas seul à imposer ces hausses. À Saint-Hyacinthe, d’autres parents verront aussi leurs frais grimper.
Et ce n’est probablement qu’un début, prévient Mélanie Laviolette, présidente de la Fédération des comités de parents du Québec. Elle croit que « d’autres exemples du genre » se produiront au cours des prochains jours et ajoute que des coûts additionnels pourraient aussi apparaître pour l’inscription à certains projets particuliers. Il s'agit à son avis d'un autre moyen pour les centres de services scolaires de renflouer leurs caisses.
Compressions sur fond de confusion budgétaire
Ces décisions interviennent dans un climat de confusion. Plus tôt cette année, le ministre de l’Éducation Bernard Drainville avait annoncé des compressions de 570 millions $, avant de revenir en arrière et de réinjecter 540 millions $ dans le système.
Malgré ce réinvestissement, plusieurs centres de services scolaires affirment ne pas avoir le choix. La rigueur budgétaire imposée par le gouvernement les oblige à appliquer à la lettre leurs propres règles.
Sur Facebook, le Centre de services scolaire de la Capitale invite les parents à consulter le portail Mozaïk afin de vérifier si leurs enfants ont droit au transport scolaire.
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