
Il doit beaucoup d'argent...
Le Journal de Montréal a révélé que l'ancien ministre et ex-maire de Montréal, Denis Coderre, s'est placé sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.
Selon ce qu'a indiqué Le Journal de Montréal, ce sont des documents publics préliminaires qui ont été obtenus auprès du Bureau du surintendant des faillites qui confirment que Denis Coderre a dû se placer sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.
Les documents révèlent que Denis Coderre aurait accumulé pour presque 1,1 million $ de créances, dont un montant de 663 162$ qui est destiné à une entreprise privée, ainsi que des montants de 127 537$ et de 93 593$ qui sont respectivement destinés à Revenu Canada et à Revenu Québec.
L'ex-politicien, qui a notamment tenté de diriger le Parti libéral du Québec, est connu depuis quelques années pour ses divers ennuis financiers.

Les documents publics préliminaires obtenus par Le Journal indiquent que Denis Coderre attribue ses ennuis financiers à cinq facteurs qu’il résume ainsi: «maladie, décès, divorce, biopsie, harcèlement médiatique».
Parmi les nombreuses dettes accumulées par Denis Coderre, on retrouve aussi l'homme d’affaires Louis Massicotte, de Québec, Salvatore Guerrera, de Montréal, et la chanteuse d’opéra Sharon Azrieli, fille du défunt milliardaire montréalais David Azrieli. Chacune de ces trois personnes a fait un prêt personnel de 25 000 $ à Denis Coderre et elles sont en attente de remboursement.
La fiancée de Denis Coderre, Annie Paré, lui a aussi prêté un montant de 25 000$.
Rappelons que l'ex-conjointe de Denis Coderre, Chantale Renaud, le poursuit aussi pour 165 000$, mais ce montant ne fait pas partie de la liste des créanciers.
L'automne dernier, Denis Coderre a vendu sa maison pour 650 000$ et le 6 janvier dernier, il affirmait qu'il ne lui restait plus que 44 000$ de cette somme, alors qu'il devait rembourser un paiement attendu de 25 000$ à l’Université de Tel-Aviv.
Denis Coderre affirme avoir des revenus mensuels nets de 16 959$, ou environ 203 500$ par année, après impôts.
De ce montant, 7745,96$ proviennent de revenus d’emploi mensuels, tandis que 9213$ proviennent de revenus de pension de retraite.
C'est le Groupe Serpone, un syndic en insolvabilité de Saint-Léonard, à Montréal, qui accompagne Denis Coderre pour sa proposition à ses créanciers qui est prévue le 26 janvier prochain.
La proposition devrait consister à partager avec l'ensemble de ses créanciers une somme de 240 000$, laquelle leur serait versée à raison de 4000$ par mois, pendant 60 mois (cinq années).
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