La grève à la SAQ se poursuit et les consommateurs commencent à perdre patience
Ça risque de compliquer vos plans.
La situation à la Société des alcools du Québec (SAQ) risque de compliquer vos 5 à 7 à la maison. Dès lundi, à 5 h du matin, plus de 800 employés de la société d'État sont en grève.
Ils désirent ainsi faire pression sur Québec, qui désire instaurer un système de briseurs de grève, malgré un vote en toute légalité.
« L'utilisation de scabs dans une société d'État québécoise est carrément inacceptable. Premièrement, c'est illégal et nous avons entrepris des procédures judiciaires. Mais deuxièmement, et de façon plus importante, quel exemple donne le gouvernement à nos entreprises s'il permet à sa société d'État d'avoir recours à des travailleurs de remplacement ? » a déploré dans un communiqué Joël Latour, président du Syndicat des travailleurs et travailleuses de la SAQ.
Du côté des consommateurs, la grève pourrait avoir pour effet de « rompre la chaîne d'approvisionnement des entrepôts et la livraison des bouteilles dans les succursales », et pourrait donc causer des tablettes vides dans les succursales.
« Les salaires de ces travailleurs ne sont plus compétitifs et ces derniers doivent faire trop d'heures supplémentaires en raison de la pénurie de main-d'œuvre. Cette pénurie entraîne des problèmes de santé et de sécurité au travail. La direction de la société d'État refuse de se pencher sur cette question et donc manque de sérieux à la table de négociation », a ajouté Michel Gratton, le conseiller syndical du Syndicat canadien de la fonction publique.
Rappelons que, le 16 novembre, les employés des entrepôts et les livreurs des bouteilles avaient fait une grève de 24 heures.
Quant à la grève entamée lundi, on ignore combien de temps elle durera.
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