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Facebook de Mark Zuckerberg

Facebook s'apprête à fermer le nom de domaine messenger.com et un gros changement s'en vient

Les utilisateurs de messenger.com devront changer leurs habitudes

Eso Handanagic

Eso Handanagic


C’est une page qui se tourne pour la messagerie instantanée de Meta. Après avoir supprimé ses applications de bureau fin 2025, le géant technologique annonce la fermeture définitive de l’interface web dédiée messenger.com. À compter du mois d’avril 2026, les utilisateurs sur ordinateur n’auront d’autre choix que de passer par le site principal Facebook.com ou de se rabattre sur l’application mobile.

Les habitudes des internautes qui préféraient dissocier leurs conversations privées du flux d’actualité de Facebook vont devoir changer. Meta, la maison-mère de Facebook, a confirmé qu'elle mettrait fin au site messenger.com le 15 avril 2026,. Cette décision marque la dernière étape d'une stratégie visant à réintégrer la messagerie au cœur de la plateforme sociale, dix ans après avoir tenté de les séparer.

Une fermeture progressive des accès sur ordinateur

Cette annonce ne constitue pas une surprise totale pour les observateurs attentifs de l'écosystème Meta, mais plutôt la conclusion logique d'un désengagement progressif du support sur ordinateur. En effet, Facebook avait déjà préparé le terrain en décembre 2025 en supprimant purement et simplement les applications de bureau Messenger pour Windows et macOS,.

À l'époque, les utilisateurs déçus par la disparition du logiciel pouvaient encore se tourner vers messenger.com pour retrouver une expérience similaire via leur navigateur. Cette alternative ne sera bientôt plus qu'un souvenir. Sur sa page d'assistance, l'entreprise explique désormais clairement la marche à suivre :

«À partir d’avril 2026, messenger.com ne sera plus disponible pour la messagerie. [...] Vous pouvez utiliser facebook.com/messages pour continuer à envoyer des messages sur un ordinateur.».

Concrètement, après la date butoir, toute tentative d'accès à l'ancien domaine entraînera une redirection automatique vers l'interface de messagerie intégrée au site facebook.com.

Pourquoi ce changement de stratégie ?

Si Meta ne communique pas officiellement sur les raisons économiques précises, l'analyse de la situation révèle deux motivations principales : la rationalisation des coûts et la volonté de "capturer" l'attention des utilisateurs.

D'une part, l'usage de Messenger sur ordinateur est devenu marginal. Selon les données de Médiamétrie citées pour décembre 2025, seulement 1,6 % des utilisateurs de Messenger se connectaient via un ordinateur, contre une écrasante majorité de 97 % utilisant l'application mobile. Maintenir un site web dédié et des applications de bureau pour une si petite fraction de l'audience ne semblait plus être une priorité pour l'entreprise de Mark Zuckerberg, qui préfère concentrer ses ressources sur WhatsApp et ses 3 milliards d'utilisateurs.

D'autre part, cette fermeture est une manœuvre stratégique pour ramener du trafic sur Facebook. L'interface messenger.com était appréciée pour son minimalisme : elle permettait de discuter sans être distrait par le fil d'actualité, les notifications de groupes ou, surtout, les publicités. En obligeant les utilisateurs à passer par facebook.com, Meta augmente les chances que ces derniers consultent leur fil, interagissent avec des contenus et soient exposés à des annonces publicitaires, qui restent le cœur du modèle économique du groupe.

Ce qui change pour les utilisateurs

Pour la grande majorité des usagers, ceux qui utilisent Messenger sur iOS ou Android, rien ne changera : l'application mobile continuera de fonctionner normalement. Cependant, pour les adeptes du clavier physique et du travail sur ordinateur, l'expérience sera désormais indissociable de l'environnement Facebook.

La situation est particulièrement complexe pour les utilisateurs situés dans l'Espace Économique Européen (EEE). Dans cette zone, il est possible d'utiliser Messenger sans posséder de compte Facebook, une option prisée pour des raisons de confidentialité. Avec la fermeture de messenger.com, ces utilisateurs spécifiques se retrouveront dans une impasse sur ordinateur. Puisqu'ils n'ont pas de compte Facebook pour se connecter à facebook.com, ils seront obligés d'utiliser exclusivement l'application mobile pour poursuivre leurs conversations.

Meta précise d'ailleurs que si les conversations restent chiffrées de bout en bout, l'utilisation de Messenger sans compte Facebook limite déjà l'accès à certaines fonctionnalités sociales comme les "Community Chats" ou les Stories.

La fin d'un cycle de dix ans

Ce mouvement illustre un revirement complet de la stratégie de Facebook. En 2014, l'entreprise avait forcé la scission en obligeant les utilisateurs mobiles à télécharger une application Messenger distincte de l'application Facebook principale, arguant que la messagerie méritait sa propre expérience optimisée. Aujourd'hui, bien que les applications mobiles restent séparées, l'expérience sur bureau fait le chemin inverse en fusionnant de nouveau.

En résumé, si le service de messagerie ne disparaît pas, son accessibilité se restreint. Pour continuer à "chatter" confortablement assis devant un écran d'ordinateur après le 15 avril 2026, il faudra accepter de rouvrir les portes du réseau social Facebook, avec tout ce que cela implique en matière de distractions et de sollicitations publicitaires.

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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.

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