
La CAQ a fait une promesse importante ce matin...
Au lendemain de la publication du rapport Gallant, le gouvernement de la Coalition avenir Québec a adopté un ton particulièrement ferme en promettant de sanctionner les responsables du fiasco SAAQclic.
Selon les conclusions du rapport, la Société de l'assurance automobile du Québec a dissimulé pendant près d'une décennie la réalité des coûts et de l'avancement de son projet de transformation numérique. Face à l'ampleur du scandale, l'exécutif québécois n'exclut aucune mesure, y compris des recours devant les tribunaux.
Le ministre des Transports, Jonatan Julien, a nommément désigné trois personnes susceptibles de faire l'objet de poursuites de la part de l'État : les deux anciens présidents-directeurs généraux de la SAAQ, Nathalie Tremblay et Denis Marsolais, ainsi que x, considéré comme l'architecte principal du virage informatique raté.

La présidente du Conseil du trésor, France-Élaine Duranceau, a reconnu que ces trois individus sont désormais à la retraite, mais a assuré que le gouvernement trouverait les moyens de les tenir responsables. « On veut une pogne et on va en trouver une », a-t-elle lancé lors d'un point de presse tenu mardi en compagnie de M. Julien et du ministre de la Cybersécurité et du Numérique, Gilles Bélanger.
Mme Duranceau a estimé que dans le secteur privé, des comportements similaires auraient mené à un congédiement immédiat. Au-delà des anciens dirigeants, la présidente du Conseil du trésor a également ouvert la porte à des mesures disciplinaires contre des employés de la société d'État et des fonctionnaires ayant contribué au désastre.

Parmi les sanctions envisagées, elle a évoqué des suspensions sans solde, des rétrogradations ou encore l'inscription de notes négatives au dossier empêchant toute progression de carrière. L'actuel PDG de la SAAQ, Serge Lamontagne, disposerait d'une « carte blanche » pour agir en ce sens, selon le ministre Julien.
La veille, le premier ministre sortant François Legault avait lui-même confirmé que des recours judiciaires étaient à l'étude. Le rapport de la commission Gallant disculpe en partie le gouvernement, tout en soulignant qu'il avait été mis au courant des dépassements de coûts plus tôt qu'il ne l'avait affirmé publiquement. M. Legault a concédé que sa gestion du dossier n'avait pas été « parfaite ». Interrogé sur cette question, le ministre Julien a répondu que poser des questions à des menteurs ne pouvait mener qu'à des réponses mensongères.
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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.