François Legault
Crédit photo: Capture d'écran vidéo YouTube Radio-Canada

François Legault réagit sèchement au rapport de la commission Gallant sur le fiasco SAAQclic

Le premier ministre n'a pas l'air content du tout...

Maxime Albors

Maxime Albors


Le premier ministre François Legault a réagi fermement aux conclusions du rapport de la Commission Gallant portant sur les dépassements de coûts massifs du projet SAAQclic.

Un an jour pour jour après les révélations de la vérificatrice générale qui chiffraient le projet à 1,1 milliard de dollars — soit un demi-milliard de plus que les prévisions initiales —, le chef du gouvernement caquiste adopte un ton offensif, accusant directement l'ancienne direction de la SAAQ d'avoir trompé son gouvernement pendant des années.

Selon les explications fournies par François Legault, les racines du problème plongent dans l'année 2017, sous le gouvernement libéral de l'époque. C'est à ce moment qu'un contrat a été signé avec des firmes externes, comportant des clauses de partage de risque qui se sont avérées extrêmement coûteuses pour la Société de l'assurance automobile du Québec.

François Legault
Crédit photo: Capture d'écran photo Facebook François Legault (Emilie Nadeau)

À l'origine, le coût total du projet SAAQclic était évalué à 660 millions de dollars, répartis entre quatre composantes : le développement et l'exploitation confiés à des firmes externes (458 millions), ainsi que le développement et l'exploitation réalisés à l'interne (202 millions).

Le premier ministre insiste sur un point central : avant que la vérificatrice générale ne dévoile ses conclusions en février 2025, son gouvernement n'avait jamais été informé de l'ampleur réelle des dépassements. La direction de la SAAQ aurait plutôt présenté un coût révisé de 682 millions de dollars, soit un dépassement de seulement 3 % par rapport aux estimations de départ.

La réalité était tout autre, puisque la facture atteignait en fait 1,1 milliard, représentant un écart de 67 %. Legault qualifie cette dissimulation de « très grave » et affirme sans détour que la direction de la SAAQ a « menti au gouvernement » durant plusieurs années.

Face à la gravité de la situation, plusieurs mesures sont déjà en cours ou envisagées. Une enquête de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) est actuellement menée sur ce dossier.

Par ailleurs, le premier ministre a indiqué avoir demandé à son entourage d'examiner les recours judiciaires possibles afin de « faire payer le prix aux responsables » de cette dérive financière.

Tout en reconnaissant que son gouvernement n'a « pas été parfait » dans la gestion de ce dossier et qu'il aurait dû se montrer « plus méfiant » et « poser plus de questions », François Legault martèle que la responsabilité fondamentale repose sur ceux qui ont dissimulé l'information.

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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.

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