Il y a moins de familles riches au Québec qu'ailleurs au Canada
« On est pauvre en riches et riche en pauvres au Québec »
C'est au Québec que les familles les plus riches sont les plus taxées, d'après une nouvelle étude de l'Institut Fraser, dont les conclusions sont rapportées par La Presse.
Quelques jours après que la CAQ eut décidé de donner 500 $ aux Québécois dont le salaire annuel est de moins de 100 000 $, ceux qui gagnent un salaire supérieur à ce montant sont moins nombreux dans le province que dans le reste du Canada.
« On est pauvre en riches et riche en pauvres au Québec, résumait l’économiste Claude Montmarquette. C’est un peu ça le constat de notre étude lorsqu’on compare les données à travers les provinces », explique le chercheur associé à l’Institut Fraser, Yannick Labrie, en entrevue à La Presse.
C'est en Alberta qu'on retrouve proportionnellement au nombre d'habitants le nombre de contribuables qui touchent 100 000 $ et plus par année. La Saskatchewan arrive en 2e position, suivie de la Colombie-Britannique. Le Québec est septième au palmarès et l'Île-du-Prince-Édouard arrive bonne dernière.
C'est aussi au Québec que les couples sans enfants, ceux qui en ont un et ceux qui en ont deux, sont le plus imposés au pays. Ainsi, en considérant les impôts à payer, les Québécois voient leur pouvoir d'achat réduit par rapport au reste du Canada.
Toutefois, l'étude de l'Institut Fraser n'a pas tenu compte des droits de scolarité universitaires et des frais de garderie moins chers, ni du prix de l'électricité, qui est plus faible qu'ailleurs au Canada. Ces services sont entre autres financés par les taxes des contribuables au Québec.
Dans la province, les célibataires au salaire de plus de 100 000 $ sont les deuxièmes les plus imposés après l'Île-du-Prince-Édouard. Là-bas, tous ceux qui gagnent 64 000 $ et plus doivent payer 16,7 % d'impôt.
Au Québec, un contribuable qui gagne plus de 109 000 $ doit payer 25,75 % en impôts. En comparaison, en Alberta, il faudrait un salaire annuel de 315 000 $ pour payer 15 %.
« Une des façons de retenir ou d’attirer des candidats, c’est d’avoir une compétitivité fiscale entre les provinces. Je pense que c’est un message fort de l’étude », résume Yannick Labrie à La Presse.
Inscrivez-vous à notre infolettre
Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.