L'organisateur du party dans l'avion n'était pas autorisé à organiser des voyages
L'OPC enquête.
L'Office de la protection du consommateur (OPC) enquête sur l'organisateur du controversé voyage au Mexique, où des influenceurs ont fait la fête dans un avion de Sunwing, rapporte le Journal Métro.
James William Awad n'a aucun permis d'agent de voyages. L'OPC n'est pas le seul à enquêter. Transports Canada a également ouvert une enquête et le gouvernement du Québec s'intéresse de près à la situation.
«M. James William Awad n’est pas titulaire d’un permis d’agent de voyages», a fait savoir au Journal Métro le porte-parole de l’OPC, Charles Tanguay.
Ainsi, sans permis, il n'est pas autorisé à effectuer des opérations d'agence de voyages, ni de prendre ce titre ni de faire croire qu'il occupe cet emploi, en vertu de l'article 4 de la Loi sur les agents de voyages.
L'article 2 de cette même loi, quiconque effectue ou offre la location et la réservation de services d'hébergement, de services de transport ou d'organisation de voyage est considéré comme un agent de voyage.
L'entreprise de James William Awad, 111 Private Club, a loué un avion de Sunwing pour y emmener une centaine de personnes, incluant des influenceurs, au Mexique et a organisé le voyage une fois sur place.
Dans sa déclaration publiée jeudi, l'organisateur, loin de s'excuser, mentionne avoir loué un « avion privé ». Or, il s'agissait plutôt d'un avion nolisé de Sunwing.
Il a par la suite annoncé qu'il « ferait bientôt une conférence de presse publique dans [s]on immeuble » et que tous les journalistes pourront y venir.
Ce n'est pas la première fois que M. Awad fait l'objet d'enquêtes. Il fait partie des administrateurs de trois gymnases qui ont reçu des avis d'infraction de l'OPC au mois de novembre. Les gymnases sont les Astrofit de Laval, Blainville et Montréal-Nord.
« Ces avis mentionnent qu’il ne peut opérer un studio de santé sans détenir le permis requis par la loi. Des vérifications supplémentaires seront effectuées. Selon le résultat de ces vérifications, des démarches pourraient être entreprises afin de faire cesser les activités illégales ou, même, d’entreprendre des démarches afin que des poursuites pénales soient déposées », ajoute M. Tanguay.
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