La pâtissière de Jonquière furieuse après avoir été pénalisée une deuxième fois
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La pâtissière de Jonquière furieuse après avoir été pénalisée une deuxième fois

« Ma liberté d’expression démocratique est complètement abolie »

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La pâtissière de Jonquière qui s'était retrouvé sous les feux des projecteurs après avoir ouvert la salle à manger de son établissement en janvier dernier malgré l'interdiction en vigueur a été pénalisée pour une deuxième fois.

Lorsque Stéphanie Hariot, la propriétaire de la pâtisserie «Vite des péchés», a ouvert la salle à manger de son établissement, elle savait très bien qu'elle s'exposait à des sanctions. Tout récemment, la pâtissière a d'ailleurs signifié qu'elle avait acquitté la contravention de plus de 1500 $ qui lui a été remise pour avoir enfreint les règles.

Voilà qu'une deuxième tuile s'abat sur Stéphanie Hariot, car elle s'est vue refuser une aide financière dans le cadre du programme d’aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises. En effet, selon ce qu'a indiqué Promotion Saguenay, la pâtissière n'est pas admissible à ce programme mis en place par le ministère de l’Économie et de l’Innovation pour aider les entreprises qui ont été touchées par l’ordre de fermeture, puisqu'elle a n'a pas respecté les mesures sanitaires.

Stéphanie Harriot a expliqué à TVA Nouvelles: «Ma liberté d’expression démocratique est complètement abolie dans ce simple fait que je parle, je crève! Ça a été stipulé que Promotion Saguenay, selon la politique des fonds, ne pouvait malheureusement pas m’accorder l’aide parce que j’avais pas respecté le règlement qu’il ne fallait pas rien dire publiquement. »

La propriétaire dit avoir respecté tous les autres critères d'admissibilité, mais dans la lettre de refus, on affirme que «toute entreprise affirmant publiquement contrevenir aux règles en vigueur auxquelles elle est assujettie au Québec devra voir sa demande d’aide financière refusée».

Stéphanie Hariot ne cache pas qu'elle a de la difficulté à comprendre en quoi la punir une seconde fois sera utile à qui que ce soit: «Moi j’ai dit “à un moment, ça suffit” et comme je l’ai dit publiquement sur les réseaux sociaux et que je l’ai même dit à la télé. C’est devenu un petit peu plus personnel à moi en disant “et bien, tu l’as dit publiquement donc le gouvernement te punit”. Promotion Saguenay est obligé de suivre les règles du gouvernement parce qu’ils dépendent du gouvernement. »

En tout, 370 dossiers d'entreprise de Saguenay ont été traités dans le cadre des programmes d’urgence aux petites et moyennes entreprises.

Selon Stéphanie Hariot, l'organisme Promotion Saguenay en a fait une affaire personnelle: «Moi, ce que j’en conclus, c’est que Promotion Saguenay ou n’importe quelle entité comme ça se doit de faire elle-même les investigations sur les médias et réseaux sociaux voir ce que la compagnie a dit. Ils font les espions de ce qu’on publie et si ça ne fonctionne pas selon les ordres du gouvernement et bien ils cochent la petite case: non recevable. Et ça c’est ce que j’appelle du contrôle. [...] Si j’étais restée dans l’ombre et que j’avais fait manger mes clients comme certains restaurateurs ont fait en cachette, j’aurais eu ma subvention. Là, maintenant, c’est non seulement que je ne me sens pas supportée, mais je me sens “spottée” à dire qu’elle, elle dérange trop.»

Enfin, la pâtissière dit ne pas regretter d'être allée au front et que si c'était à refaire, elle le referait.

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Source: TVA Nouvelles
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