
C'est la fin d'une époque pour ce fleuron de Terrebonne...
Un nouveau chapitre commence pour le fabricant québécois de valises de protection NANUK qui passe aux mains d'un concurrent américain, SKB Cases, détenu par la société d’investissement MPE Partners.
Fondée en 2008, NANUK se spécialise dans la fabrication haut de gamme de valises et sacs de protection. Cette entreprise de Terrebonne emploie 150 personnes et de ce nombre, 120 travaillent au Québec.

Dans un communiqué partagé il y a quelques jours, l'entreprise québécoise présente la transaction comme un partenariat stratégique. Puisque le marché américain génère près de 60 % de ses revenus, NANUK voit dans cette alliance une occasion d'« accélérer sa prochaine phase de croissance internationale ». Cette démarche vise à réunir deux portefeuilles complémentaires afin de renforcer leur présence mondiale.
La direction souligne qu'il ne s’agit pas d’un démantèlement, mais d’un rapprochement entre deux joueurs dont les expertises se ressemblent. « SKB conservera son siège social à Orange, en Californie, tandis que NANUK poursuivra ses activités à partir de Terrebonne, au Québec. Les deux marques maintiendront leur identité distincte ainsi que leur engagement de longue date envers la qualité », peut-on lire dans le communiqué. Aucun transfert d’activités n’est prévu et les travailleurs de Terrebonne resteront en poste.
Changement à la tête de l’entreprise
Après huit années à la direction de NANUK, le président et chef de la direction José Chagnon quitte ses fonctions. Il cède sa place à un nouveau directeur général pour le Québec et l'Europe, Vincenzo Giorgio.
Dans une entrevue avec le Journal de Montréal, ce dernier a voulu se montrer rassurant quant à la suite des choses. Selon lui, cette alliance ouvre la porte à de nouvelles occasions d’affaires.
« L’entreprise combinée desservira une grande diversité de marchés, notamment les équipements industriels, la défense, les forces de l’ordre, les médias et le divertissement, le secteur médical, la musique et les activités de plein air », peut-on lire dans le communiqué paru il y a quelques jours.
Vincenzo Giorgio écarte par ailleurs tout lien entre la transaction et les enjeux tarifaires récents avec les États-Unis, soulignant que la majorité des produits de NANUK échappaient déjà à ces mesures. Rappelons qu'une stratégie d’expansion avait déjà été amorcée depuis quelques années par l'entreprise québécoise.
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À propos de l'auteur
Rédactrice
Diplômée en histoire de l’art et détentrice d’une maîtrise en muséologie, Émilie gravite dans l’univers des arts, de la culture et des communications depuis près de deux décennies. Son flair, son esprit analytique et sa passion contagieuse sont au cœur de ses projets professionnels.
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