La RAMQ va couvrir la fécondation in vitro d'ici novembre.
Le processus de FIV coûte actuellement entre 10 000 et 80 000 $
Le projet de loi 73, qui rend notamment la fécondation in vitro (FIV) admissible à la RAMQ, devrait entrer en vigueur d'ici novembre, selon ce qu'a indiqué Radio-Canada.
Sarah Bigras, l'attachée de presse du ministre délégué à la Santé Lionel Carmant, a confirmer que des annonces seraient bientôt faites en ce sens: "Nous aurons l’occasion de préciser la démarche et la date d’entrée en vigueur prochainement."
Le processus de FIV coûte actuellement entre 10 000 et 80 000 $. Grâce au projet de loi 73, il sera à nouveau couvert par la RAMQ, comme c'était le cas avant que le gouvernement libéral de Philippe Couillard y mette fin il y a six ans.
Rappelons que le ministre de la Santé de l'époque, Gaétan Barrette, avait déclaré que le financement des trois cycles de FIV par le régime public s'apparentait à un "bar ouvert".
Tout porte à croire que le projet de loi 73 fera en sorte que les couples hétérosexuels, homosexuels, femme-femme, et femmes seules auront désormais droit à la couverture d'un seul cycle par la RAMQ. Les couples qui nécessiteront d'autres essais devront payer de leur poche.
Alors qu'à l'époque, le nombre d'inséminations artificielles couvertes par le gouvernement était de neuf, il sera désormais de six après l'entrée en vigueur du projet de loi 73.
Le projet de loi 73 prévoit également la couverture des coûts, au choix, de "toutes les paillettes de sperme provenant d’un unique prélèvement dans le cadre d’un don dirigé" ou d'un "maximum de six paillettes provenant d’une banque de sperme".
Étant donné que le futur programme s’adresse notamment aux personnes qui n’ont pas eu de stérilisation volontaire (ligature des trompes, par exemple) et dont le partenaire n’a pas subi volontairement une vasectomie, et qu'en plus, il faudra être âgée de 41 ans moins un jour pour recevoir les traitements, de nombreux couples n'auront pas droit à cette couverture.
Karine Gauthier fait partie de ces personnes qui n'y auront pas accès: "On s’est pris peut-être tard [mon conjoint et moi], mais on s’est rencontrés tard aussi. Ça n'empêche pas qu’on veut des enfants, au moins un. Je ne peux pas concevoir ma vie sans enfant."
Enfin, Mme Gauthier est en processus de fertilité et elle est bien consciente que les autres personnes qui souhaitent être parents et qui doivent avoir recours à la FIV sont nombreuses: "Ça touche beaucoup de gens, mais on a peur d’en parler ouvertement. [...] J’ai des amies fantastiques qui ont des enfants, mais elles ne vivent pas ce que je vis. Je trouve ça dur de les voir vivre leur bonheur. Des fois, je leur en veux, même si je sais que ce n’est pas de leur faute. Chaque mois, je dois vivre avec de la déception. [...] On se demande ce qu’on a bien pu faire pour que ça nous arrive."
Inscrivez-vous à notre infolettre
Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.