
Une autre chaîne d'épicerie très populaire est victime de ce scandale...
Les marchés Adonis doivent procéder au retrait de conserves contaminées par les produits de Steve Bourdeau, un acériculteur qui se trouve au coeur du scandale du sirop d'érable frelaté.
Après les IGA, ce sont maintenant les marchés Adonis qui procèdent au retrait de conserves contaminées par les produits de Steve Bourdeau, un acériculteur de Saint-Chrysostome en Montérégie accusé d'avoir mis en vente du sirop d'érable coupé avec du sucre de canne.
La chaîne, propriété du groupe Metro et présente au Québec comme en Ontario, commercialisait encore ce sirop vendredi dernier sous la marque L'Érabeille.

L'affaire met en lumière un réseau de distribution tentaculaire.
Pierre Alain, propriétaire de L'Érabeille, un distributeur alimentaire basé à Gatineau, se dit dévasté par la situation. Il achetait le sirop de Steve Bourdeau pour le revendre à ses propres clients, ignorant selon lui la nature frauduleuse du produit. L'étiquette de L'Érabeille dissimulait d'ailleurs le nom de la compagnie à numéro 9227-8712 Québec inc., l'entreprise de M. Bourdeau.
Le distributeur affirme avoir retiré de la vente l'ensemble des produits provenant de cet acériculteur, tout en déplorant les dommages causés à sa réputation.
La semaine précédente, c'est le sirop Angela, distribué par l'entreprise Distributions JL, qui avait été retiré des tablettes des IGA pour les mêmes raisons. Son propriétaire, Sylvain Desgranges, avait alors indiqué avoir acquis ce sirop fin mars auprès de M. Bourdeau et s'être engagé à faire analyser le produit.
Le président des Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ), Luc Goulet, a d'ailleurs souligné que de nombreux distributeurs ont fait affaire avec cet acériculteur et doivent maintenant procéder au retrait de ces produits chez les détaillants.
L'ampleur de la fraude potentielle est vertigineuse.
Filmé en caméra cachée, Steve Bourdeau a déclaré avoir écoulé un million de conserves au cours de la dernière année seulement. Confronté par l'émission Enquête, il a toutefois revu ce chiffre à la baisse, évoquant plutôt quelque 700 000 unités.
Des analyses en laboratoire commandées tant par les PPAQ que par Enquête ont confirmé que certaines conserves contenaient au minimum 50 % de sucre de canne.
Ses produits se sont retrouvés dans de grandes enseignes telles que Metro, IGA et Farm Boy, ainsi que dans des restaurants.
Un collaborateur de M. Bourdeau a même affirmé que le sirop était exporté vers l'Europe, une déclaration que l'acériculteur a ensuite démentie par courriel. Pourtant, sa page Facebook — désormais supprimée — vantait des expéditions à travers le monde. Face aux accusations, Steve Bourdeau a rejeté la responsabilité sur l'un de ses fournisseurs, assurant respecter l'ensemble des lois et réglementations en vigueur.
Malgré le retrait volontaire du produit par plusieurs épiceries, aucun rappel officiel n'a été émis par le gouvernement à ce jour.
Une plainte a néanmoins été déposée auprès du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, et une enquête est en cours.
Singalons enfin qu'une demande d'action collective a également été lancée contre le producteur, signe que les répercussions juridiques de cette affaire pourraient être considérables dans les semaines à venir.
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Il travaille dans le domaine des communications depuis plus d'une dizaine d'années, en plus d'être passionné par tout ce qui concerne les actualités. Autant intéressé par les fluctuations de l'économie que par les histoires loufoques et insolites, sa curiosité fait en sorte qu'il ne s'ennuie jamais.
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