
La facture sera un peu plus salée que prévu...
Le plan annoncé par le gouvernement de Mark Carney pour lutter contre l’insécurité alimentaire représentera une dépense de près de 12,4 milliards de dollars sur six ans selon le Bureau du directeur parlementaire du budget (DPB). Et cette facture est légèrement plus salée que ce que prévoyait initialement Ottawa.
Le 26 janvier dernier, le premier ministre Carney a dévoilé une série de mesures visant à atténuer la pression du coût de la vie sur les ménages à revenu faible ou modeste. Il s'agit de la nouvelle Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels, anciennement le crédit pour la taxe sur les produits et services (TPS).
Le plan annoncé par le gouvernement prévoit d’abord un versement unique équivalant à la moitié du crédit annuel, puis une bonification graduelle de 25 % étalée sur cinq ans à compter de juillet 2026.

Dans son évaluation rendue publique ce lundi, le DPB chiffre à plus de 3,1 milliards de dollars le coût du paiement unique cette année. Par la suite, les bonifications annuelles du crédit représenteraient entre 1,7 et 1,9 milliard de dollars par année jusqu’en 2031, portant la facture cumulative à environ 9,2 milliards et le coût total du programme à près de 12,4 milliards sur six ans.
Ottawa reconnaît que l’estimation du DPB excède ses propres prévisions pour la bonification à long terme, au départ évaluée à 8,6 milliards de dollars, comparativement à la somme de 9,2 milliards évoquée par le DPB.
Le gouvernement maintient cependant que le coût global du programme se limitera à 11,7 milliards de dollars, selon les propos tenus par un porte-parole du ministère des Finances.
Pour voir l'allocution du 26 janvier 2026:
Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.