
Elle va entrer en fonction en juillet et sa rémunération pique les yeux...
Le premier ministre Mark Carney a annoncé mardi matin la nomination de Louise Arbour au poste de gouverneure générale du Canada.
À 79 ans, Louise Arbour, une juriste montréalaise au parcours international remarquable, deviendra la 31e personne et la sixième femme à exercer cette fonction de représentante de la Couronne britannique au pays. L'annonce a été faite au Musée des beaux-arts du Canada.
Louise Arbour s'est illustrée tout au long de sa carrière par son engagement en faveur des droits de la personne et de la justice internationale. Elle a notamment exercé les fonctions de procureure générale auprès des tribunaux pénaux internationaux pour l'ex-Yougoslavie et le Rwanda.
C'est en 1999 qu'elle a marqué l'histoire en inculpant le président yougoslave alors en exercice, Slobodan Milosevic, pour crimes de guerre. Elle a également contribué à faire reconnaître les agressions sexuelles comme crimes contre l'humanité.

Après son passage à la Cour suprême du Canada, elle a occupé le poste de haute-commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme à partir de 2004. Son profil bilingue répond directement à l'engagement pris par Mark Carney en avril dernier, lorsqu'il avait promis que la prochaine personne à occuper ce rôle serait en mesure de s'exprimer dans les deux langues officielles du pays.
Cette nomination tranche avec les choix controversés de l'ancien premier ministre Justin Trudeau. Mary Simon, que Mme Arbour remplacera à la fin de son mandat cet été, avait suscité de vives critiques en raison de son incapacité à communiquer en français, et ce malgré plus de 300 heures de formation linguistique. Première Autochtone à accéder à ce poste, elle avait été choisie dans un esprit de réconciliation avec les Premières Nations et les Inuit. Sa prédécesseure, l'astronaute Julie Payette, avait quant à elle dû démissionner prématurément à la suite d'allégations relatives à un climat de travail toxique.
En accédant à cette fonction, Louise Arbour bénéficiera d'une rémunération annuelle de 393 800 $ en 2026, selon les données confirmées par le Bureau du Conseil privé. Ce salaire fait l'objet d'augmentations automatiques chaque année en vertu de la Loi sur le gouverneur général.
Depuis 2019, la rémunération liée à ce poste a grimpé de 91 000 $, passant de 302 800 $ à son niveau actuel.
Au-delà du salaire, la gouverneure générale dispose d'une série d'avantages financés par les contribuables : une résidence officielle, une allocation vestimentaire de 130 000 $ sur l'ensemble du mandat de cinq ans, des services de nettoyage à sec et des budgets de déplacement considérables.
La Fédération canadienne des contribuables a d'ailleurs souligné que cette rémunération représente près de cinq fois le revenu annuel moyen des Canadiens, qui se situe aux alentours de 75 000 $.
Les anciens gouverneurs généraux conservent par ailleurs des avantages significatifs après leur départ, notamment une pension annuelle d'environ 150 000 $ et un compte de dépenses pouvant atteindre 206 000 $ par année pour le reste de leur vie.
Selon les estimations de la Fédération canadienne des contribuables, cinq anciens titulaires du poste pourraient toucher collectivement plus de 18 millions de dollars en pensions s'ils les perçoivent jusqu'à l'âge de 90 ans. Ces chiffres alimentent un débat récurrent sur la nécessité de plafonner les avantages liés à cette fonction largement symbolique et protocolaire.
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Il travaille dans le domaine des communications depuis plus d'une dizaine d'années, en plus d'être passionné par tout ce qui concerne les actualités. Autant intéressé par les fluctuations de l'économie que par les histoires loufoques et insolites, sa curiosité fait en sorte qu'il ne s'ennuie jamais.
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