Le Conseil du patronat du Québec veut faire travailler les gens jusqu'à 75 ans
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Le Conseil du patronat du Québec veut faire travailler les gens jusqu'à 75 ans

Une solution au vieillissement de la population

Mon Fric

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Une étude dévoilée jeudi par le Conseil du patronat du Québec (CPQ) estime que, pour lutter contre les conséquences du vieillissement de la population, il faut davantage d'aînés sur le marché du travail. 

L'économiste en chef du CPQ, Norma Kozhsya, estime d'ailleurs que la situation est « assez préoccupante » quand on entrevoit les conséquences du vieillissement de la population sur l'économie, rapporte Radio-Canada. 

Ainsi, le PIB baisserait de 63 milliards que ce qu'il pourrait être en 2040, soit 6 667 $ de moins par personne. 

Mais cela aussi aurait des impacts directs sur les gens. 

« Concrètement, soit qu'on a moins de services, soit qu'on augmente la fiscalité. Il faudra trouver des moyens d'être plus efficients avec les ressources que nous avons », prévient Mme Kozhaya. 

Ainsi, le Québec aurait un « immense avantage » à encourager les aînés à rester sur le marché du travail. Au Québec, 52 % des personnes âgées entre 60 et 64 ans sont encore à l'emploi, tandis que ce taux est de 57 % en Ontario, de 71 % au Japon et de 74 % en Suède. 

« Un principe de base est que, pour que les gens soient encouragés à travailler plus longtemps, il faut tout d'abord s'assurer que ça soit plus payant que la retraite », croit l'économiste en chef du CPQ. 

Ainsi, l'organisation propose de bonifier le crédit d'impôt pour ceux qui prolongent leur carrière et de modifier le supplément de revenu garanti (SRG) afin de ne pas décourager les personnes gagnant moins de travailler plus longtemps. 

Le fait de permettre aux travailleurs de 65 ans de ne plus cotiser au Régime des rentes du Québec (RRQ) serait facile à implanter comme mesure, croit de son côté le titulaire de la Chaire en fiscalité et en finances publiques, Luc Godbout. 

« Normalement, ça se fait à coût neutre pour le régime, mais ça vient accroître le gain du travail pour ceux qui veulent rester sur le marché du travail passé 65 ans », explique-t-il à la chaîne publique. 

Il croit aussi que ce serait bénéfique de permettre aux cotisants de repousser le versement de la RRQ à 75 ans. 

« C'est un choix. Si les travailleurs repoussent leurs versements, les rentes vont être bonifiées plus tard et ça peut devenir intéressant de rester sur le marché du travail. Ça ne coûte rien au gouvernement, ça donne de la souplesse aux citoyens et ça se finance à coût neutre pour le Régime des rentes du Québec », a-t-il ajouté. 

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Source: Radio-Canada
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