Le fondateur de Sunwing traite les influenceurs sur le party d’imbéciles
Il n'a pas mâché ses mots !
Le fondateur de Sunwing, Colin Hunter, n'a pas eu de mots tendres envers les fêtards qui ont fait le party à bord d'un avion vers le Mexique. Selon lui, il faut être « imbécile » pour ignorer qu'il est inacceptable d'agir de la sorte, rapporte le Journal de Montréal.
« Dans combien d’avions pouvez-vous monter où il est permis de fumer et de ne pas porter votre masque ? », a-t-il demandé, en entrevue au quotidien montréalais.
« Quiconque dit qu’il ne connaissait pas les règles doit être un imbécile qui vit sous une taupinière », poursuit-il.
« S’ils n’avaient pas été assez stupides pour mettre ça sur les médias sociaux, personne n’aurait été au courant et ils auraient pu passer un bon moment et vivre heureux par la suite. En mettant ça sur les médias sociaux, ç’a attiré l’attention de tout le monde, de Transports Canada au premier ministre du Canada, qui devrait avoir mieux à faire », a-t-il poursuivi, au sujet du courtier en aviation d'affaires qui avait épaulé l'organisateur du voyage, James William Awad. Il avait affirmé plus tôt cette semaine que les règles à bord n'étaient pas assez claires.
Le fondateur de Sunwing précise que l'entreprise qu'il a créée n'a pas directement traité avec M. Awad pour noliser l'avion. C'est plutôt l'entreprise Chrono Aviation qui a réservé le vol, sans faire de vérifications sur M. Awad.
« Si quelqu’un verse le dépôt, vous leur donnez l’avion. Je ne pense pas que, normalement, nous effectuons de vérifications des antécédents des gens qui réservent un avion. Il n’y a pas de raison de le faire », explique M. Hunter.
« Je ne pense pas que notre réputation en a souffert. C’est un vol nolisé qui s’est retrouvé hors de contrôle. Vous savez, des choses de ce genre peuvent arriver. Vous ne pouvez pas vous attendre à ce que quatre agents de bord gardent le contrôle de 140 personnes si elles décident de se saouler et de danser. Nous n’avons pas d’armes dans l’avion pour forcer les gens à regagner leurs sièges ! », a-t-il souligné.
Plus tôt cette semaine, dans La Presse, le fondateur avait déclaré à La Presse que le fait de détourner l'avion d'urgence aurait coûté « très cher » à Sunwing.
« Cette décision relève habituellement du commandant. J’ai fait des suppositions, c’est tout », se justifie-t-il au Journal de Montréal.
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