
Beaucoup de gens attendaient ça avec impatience...
Le gouvernement Legault a annoncé une nouvelle mesure qui permettra à des proches aidants d'être rémunérés pour le travail qu’ils effectuent auprès de leur conjoint, leur parent ou leur enfant malade, handicapé ou en perte d’autonomie.
C'est jeudi que la ministre de la Santé Sonia Bélanger, responsable des Services sociaux, des Aînés et des Proches aidants, a présenté la politique Mieux chez soi à Montréal.
Alors qu'il s'agissait de la première annonce officielle de Sonia Bélanger en tant que ministre de la Santé, cette dernière était accompagnée pour l'occasion de son adjointe parlementaire pour les Services sociaux, Shirley Dorismond, ainsi que de la députée caquiste Marilyne Picard, qui défend la cause des proches aidants.
Selon ce qu'a indiqué la ministre de la Santé, la nouvelle Politique nationale de soutien à domicile devrait marquer la «modernisation» du «chèque emploi-service», qui porte désormais l'appellation d'«allocation d’autonomie à domicile».
La ministre de la Santé a fait remarquer lors d'une conférence de presse que cette nouvelle Politique nationale de soutien à domicile permettra désormais de rémunérer les proches aidants qui répondront à certains critères: «Les proches aidants, dans certaines situations et après évaluation, pourront être reconnus comme prestataires de services à l’allocation d’autonomie à domicile. C’est une avancée importante. C’est un changement majeur.»
Les travailleurs d’aide à domicile devraient aussi avoir droit à une hausse de leur salaire horaire de 20 $ à 21 $, selon ce qu'a précisé la ministre.
Le gouvernement Legault affirme avoir bonifié le financement de l’allocation d’autonomie à domicile ainsi que l’enveloppe de rémunération des travailleurs d’aide à domicile afin de pouvoir mettre en place ces nouvelles mesures.

Ces nouvelles mesures s'annoncent essentielles, alors que les projections de l’Institut de la statistique du Québec révèlent que les personnes âgées de 65 ans et plus représenteront près du quart de la population du Québec en 2031.
L'adjointe parlementaire pour les Services sociaux, Shirley Dorismond, a expliqué: «La personne âgée se présente au CLSC et les collègues peuvent, après évaluation, appeler le soutien à domicile et faire un plan de soins pour elle. On amène les services en santé et services sociaux à la maison.»
Enfin, la ministre Sonia Bélanger a rappelé que le projet pilote a nécessité la collaboration de six CLSC: «Ils ont testé les façons de faire. Notre objectif, c’est que d’ici la fin de l’année, l’ensemble des CLSC puissent offrir ces services-là.»
Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.