François Legault
Crédit photo: Capture d'écran vidéo Twitter / X François Legault

Le mégaprojet inattendu de Québec et CGI qui pourrait changer la province

Nouveau fiasco ou pari gagnant ?

Émilie Plante

Émilie Plante

La souveraineté numérique du Québec figure parmi les récentes priorités du gouvernement Legault et le ministère de la Cybersécurité et du Numérique envisage la mise sur pied d’une nouvelle société technologique en partenariat avec la firme montréalaise CGI.

Québec souhaite se doter d'une entité qui lui permettrait de reprendre le contrôle de ses systèmes numériques et réduire sa dépendance aux fournisseurs étrangers. Selon l'information obtenue par le Journal de Québec, CGI agirait comme pilier des futurs projets informatiques de l’État.

Québec souhaite protéger les informations sensibles des citoyens, notamment en matière de santé et de fiscalité. Or, ces données sont souvent hébergées ou gérées par des entreprises étrangères.

Pour parvenir à ses fins, Québec mise sur une collaboration étroite avec CGI. Le correspondant parlementaire du Journal de Québec a appris que Serge Godin, le fondateur de CGI, serait prêt à transférer au gouvernement une partie de la propriété intellectuelle de ses technologies. En échange, le leader mondial en technologies et en cybersécurité obtiendrait une participation significative dans la nouvelle entité.

Un modèle qui suscite quelques craintes

Selon le montage financier consulté par le Journal de Québec, l'État conserverait 51 % des parts et CGI pourrait être actionnaire jusqu’à 49 %.

Cette formule suscite déjà des réserves et certains craignent qu’un tel partenariat concentre une part importante des contrats publics entre les mains d’un seul acteur.

Le gouvernement Legault « soutient toutefois que CGI aurait l’obligation de sous-traiter entre 30 et 50 % de chaque projet à des fournisseurs québécois », peut-on lire dans l'article. De plus, les ministères demeureraient libres de recourir aux mécanismes traditionnels d’appel d’offres.

Centraliser pour économiser

Outre l'objectif de souveraineté numérique, le projet répond aussi à des besoins budgétaires. En misant sur une approche centralisée, le gouvernement pourrait mettre fin aux dépenses répétées pour des besoins similaires entre les différents ministères.

Les chiffres démontrent l’ampleur du défi. Les besoins informatiques de l’État sont estimés à 19 milliards de dollars, mais le montant prévu dans le Plan québécois des infrastructures est bien moindre: seulement 9 milliards. D'après le ministère de la Cybersécurité et du Numérique, la nouvelle société créée avec l'appui de GCI pourrait générer jusqu’à 10 milliards d’économies sur dix ans.

Un projet pilote pourrait être lancé en avril à La Financière agricole du Québec. Toutefois, des considérations politiques et notamment la course à la direction de la CAQ ont ralenti l’échéancier.

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Source: TVA Nouvelles
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