Le prix de l'essence va grimper encore plus dans les prochaines semaines.
Ça va coûter encore plus cher pour faire le plein !
Après l'attaque de la Russie contre l'Ukraine, le prix du pétrole a explosé, jeudi, avec un baril de WTI américain à plus de 100 $ et celui de Brent à plus de 105 $, rapporte l'Agence France-Presse (AFP). Il s'agit d'un record depuis 2014.
Les deux références en matière de pétrole brut n'avaient jamais connu un tel prix depuis... 2014.
Jeudi matin, la Russie a lancé une attaque contre l'Ukraine avec des frappes aériennes partout au pays, incluant la capitale, Kiev.
« Le marché prévoit un resserrement massif de l’offre » de pétrole, évalue Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank, en entrevue avec l'AFP.
Et comme la Russie est l'un des plus grands producteurs de gaz et de pétrole dans le monde, les investisseurs craignent désormais des ruptures d'approvisionnement.
« En cas d’interruption partielle des livraisons de pétrole russe, les autres grands pays producteurs ne pourraient compenser que dans une mesure limitée », avance M. Fritsch.
« J’ai pris la décision d’une opération militaire spéciale », a annoncé jeudi matin Vladimir Poutine à la télévision. Le président russe avait reconnu deux jours plus tôt l'indépendance des territoires séparatistes ukrainiens du Donbass.
« La tension bouillonnante entourant la reconnaissance par la Russie des territoires séparatistes de l’est de l’Ukraine s’est intensifiée du jour au lendemain », ajoute Tamas Varga, de PVM Energy, à l'AFP.
« À ce stade, on ne sait pas du tout ce qui pourrait ramener le président russe à la raison. Par conséquent, les marchés boursiers et pétroliers resteront volatils », prévoit-il.
« La flambée du prix du pétrole est une terrible nouvelle pour les entreprises et les consommateurs, et fondamentalement cela clarifie l’un des principaux impacts de la guerre entre la Russie et l’Ukraine » sur l’économie mondiale, croit l'analyste chez AJ Bell Russ Mould. « Elle servira à alimenter davantage l’inflation », prédit-il en ajoutant que le prix des factures de l'énergie continuera sa hausse.
Rappelons que l'Europe importe 40 % de son gaz naturel depuis la Russie.
« Si le gaz russe ne vient pas en Europe, on a un vrai sujet de prix du gaz en Europe », a annoncé le président de TotalEnergies en France, Patrick Pouyanné.
Toutefois, selon le secrétaire d’État français aux Affaires européennes, Clément Beaune, le Vieux-Continent possède « assez de stocks pour passer l'hiver ».
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