
Ouch, ça n'annonce rien de bon pour notre portefeuille...
Au huitième jour du conflit qui secoue le Moyen-Orient, le prix du pétrole a grimpé à plus de 100 dollars le baril et cette importante augmentation alimente les inquiétudes un peu partout dans le monde.
« Même l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui avait vu le baril grimper jusqu’à 130,50 dollars début mars 2022, n’avait pas provoqué de mouvements aussi violents », peut-on lire dans un récent article signé Agence France-Presse.
Lundi matin, les deux principales références de l'énergie brute avaient fortement augmenté. Le baril de Brent de la mer du Nord, étalon du marché international se chiffrait à environ 107,69 dollars, une hausse de plus de 16 % suite à un bond de plus de 28 %. Quant au baril de WTI qui est la référence du côté américain, il a suivi la même trajectoire. Il a franchi le cap des 103 dollars, soit une augmentation de 14,02 % après une flambée momentanée de plus de 30 %. Selon les experts, une telle volatilité des taux a rarement été observée.

La guerre accélère la flambée des prix
Au cours du weekend, « de nouvelles frappes ont visé des infrastructures énergétiques clés dans la région du Golfe, entraînant d’autres fermetures d’installations de production de pétrole et de gaz », a expliqué commente Kathleen Brooks, directrice de la recherche de la société de courtage XTB.
Les marchés redoutent surtout une perturbation prolongée du détroit d’Ormuz puisqu'il s'agit du passage maritime par lequel transite environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel liquéfié.
Des interventions d'urgence à venir?
Les grandes économies envisagent déjà des mesures d’urgence afin de pallier une éventuelle pénurie. Les ministres des Finances du G7 doivent discuter d’un possible recours aux réserves stratégiques de pétrole si le détroit d’Ormuz demeurait bloqué. Ils se pencheront également « sur les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient ».
Les marchés boursiers réagissent aussi à la hausse des prix du pétrole et du gaz, et dans plusieurs grandes villes, les indices boursiers avaient reculé de 1,65 % à près de 6 % ce matin. Les investisseurs craignent une nouvelle poussée inflationniste, particulièrement en Europe et en Asie, deux régions fortement dépendantes des importations d’hydrocarbures.
Dans l’immédiat, l’évolution du conflit demeure le principal facteur qui a une incidence sur la position des marchés boursiers.
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