Le prix du lait va encore augmenter
Et ça va se faire sentir sur votre facture à l'épicerie
Dès le 1er février prochain, le prix du lait à la ferme va augmenter de 2,2 %, rapporte La Presse. C'est la Commission canadienne du lait (CCL) qui en a fait la recommandation.
Cette augmentation risque d'avoir des conséquences sur le prix du lait en épicerie, a concédé la directrice des services intégrés à la CCL, Chantal Paul, devant les journalistes, mardi.
Toutefois, cette hausse de prix pour les buveurs de lait serait limitée. Par exemple, le prix d'un carton de deux litres de lait en épicerie pourrait connaître une augmentation de 0,04 $, évalue Daniel Gobeil, président des Producteurs de lait du Québec.
Si c'est la Régie des marchés agricoles qui fixe le prix du lait dans la consommation au détail au Québec, il en est tout autrement pour les autres produits laitiers comme le fromage, le yogourt et le beurre, qui devraient faire l'objet d'une audience dans les prochaines semaines.
Rappelons qu'au début de l'année 2022, la CCL avait accepté une hausse de 8,4 % du prix du lait, puis de 2,5 % en septembre. Pour la nouvelle hausse qui se fera en février prochain, la CCL a basé sa recommandation sur la variation annuelle des coûts de production et de l'indice des prix à la consommation.
« Dans la dernière année, les producteurs ont été aux prises avec la hausse du coût des aliments pour animaux, du coût des engrais, du coût du carburant et des taux d’intérêt. De plus, des perturbations dans la chaîne d’approvisionnement continuent d’exercer une pression à la hausse sur le coût des intrants. Toutefois, les investissements et les gains de productivité réalisés à la ferme ont compensé une partie de ces augmentations », est-il écrit dans le communiqué de presse de la CCL consulté par La Presse.
Selon M. Gobeil, il est peu probable que le prix du lait à la ferme fasse l'objet de deux augmentations l'année prochaine, comme c'était le cas en 2022.
« Le contexte de 2022 était quand même exceptionnel. Là, on observe une plus grande stabilité. Les principaux coûts de production à la ferme, c’est l’alimentation des vaches laitières. Ces coûts-là se sont stabilisés. Si on n’a pas de situation exceptionnelle par rapport aux coûts de production à la ferme, je ne vois pas pourquoi il y aurait deux ajustements », a-t-il fait savoir dans des propos repris par La Presse.
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