
Le salaire d'Anko Van der Werff, le nouveau patron d'Air Canada, promet d'être colossal
Ça va être dans les huit chiffres...
Air Canada vient de lever le voile sur le nom de celui qui prendra les rênes du transporteur aérien : Anko Van der Werff, un Néerlandais actuellement à la tête de la compagnie scandinave SAS.
Cette nomination met fin à des mois de spéculations, alors que l'actuel président et chef de la direction, Michael Rousseau, s'apprête à prendre sa retraite à la fin de l'été. Et si la rémunération exacte du futur patron n'a pas encore été dévoilée, les chiffres associés à son prédécesseur laissent entrevoir un salaire impressionnant, bien ancré dans les huit chiffres.
Un choix qui tranche avec la controverse linguistique
Le départ de Michael Rousseau n'est pas anodin. Le dirigeant unilingue anglophone avait annoncé en mars dernier qu'il quitterait ses fonctions, après avoir été au centre d'une longue polémique entourant son incapacité à s'exprimer en français. Ce dossier avait suscité une vive indignation au Québec et au-delà, mettant en lumière la question du bilinguisme au sein des grandes entreprises canadiennes.
Le choix d'Anko Van der Werff semble directement répondre à cette problématique. Dans un communiqué diffusé le mercredi 8 juillet, Air Canada a précisé que le candidat retenu s'était distingué grâce à « un certain nombre de critères de performance, dont la capacité à communiquer en français ». Le nouveau dirigeant, qui entrera officiellement en poste en janvier 2027, maîtrise effectivement la langue de Molière, un atout qui n'est clairement pas passé inaperçu dans le processus de sélection.
Une rémunération qui donne le vertige
Bien que la rémunération précise d'Anko Van der Werff n'ait pas encore été rendue publique, celle de Michael Rousseau offre un aperçu éloquent de ce qui attend le futur patron.
Pour l'exercice financier 2025, Rousseau a touché une rémunération globale de 13 127 700 dollars, selon la circulaire de sollicitation de procurations de la société. Ce montant se décomposait en un salaire de base de 1,4 million de dollars, auquel s'ajoutaient des attributions d'actions et d'options évaluées chacune à 4,2 millions de dollars, une prime de performance dépassant les 2,83 millions de dollars, ainsi qu'environ 492 700 dollars liés au régime de retraite.
Cette enveloppe totale représente d'ailleurs une progression d'environ 700 000 dollars par rapport aux 12,43 millions déclarés pour l'année 2024. Il convient toutefois de nuancer ces montants : une part significative de cette rémunération repose sur des incitatifs à long terme, dont la valeur est fixée au moment de leur attribution et qui ne se traduisent pas forcément par des versements immédiats en espèces.
La majeure partie du salaire du PDG d'Air Canada reste en effet étroitement liée aux résultats de l'entreprise et à l'évolution de son action en Bourse. Le nouveau dirigeant devra donc performer pour espérer atteindre des niveaux de rémunération comparables à ceux de son prédécesseur.
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À propos de l'auteur
Rédacteur en chef
Diplômé de l'Université de Montréal, Maxime est un passionné de musique et de basketball. Il suit de très près l'actualité pour créer quotidiennement du contenu informatif et divertissant.
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