Les prix des maisons au Québec reculent plus vite que prévu

Une bonne nouvelle pour ceux qui veulent devenir propriétaires.

Mon Fric

À l'instar d'autres provinces au Canada, le Québec voit lui aussi une baisse de prix des propriétés. La hausse des taux d'intérêt engendre finalement un recul des prix à Montréal, un phénomène qui avait déjà commencé à se produire à Toronto et à Vancouver, rapporte La Presse.

Ainsi, depuis un mois, le nombre de propriétés à vendre a augmenté, tandis que les ventes ont de leur côté baissé. Cela a causé une diminution des prix de 5 % dans la région de Montréal en comparaison au sommet enregistré en avril et en mai. Une tendance qui ne s'estompera pas de sitôt. 

Selon l'économiste principale au Mouvement Desjardins, Hélène Bégin, il y aura un recul de 17 % d'ici la fin de 2023. 

« Ce qui est impressionnant, c’est à quelle vitesse le marché de l’habitation au Québec est passé d’une situation de surchauffe à un retour vers l’équilibre », explique-t-elle à La Presse.

Toutefois, la baisse des prix à travers le Québec est de seulement 2 % alors qu'en Ontario, elle se situe plutôt à 13 % et à 9 % en Colombie-Britannique. « La correction au Québec a commencé deux mois plus tard que dans ces deux provinces. On commence juste à voir le début de la baisse de prix au Québec », ajoute Mme Bégin au quotidien montréalais.

« On est encore à des niveaux proches de ce qu’on a connu entre 2017 et 2019. Il n’y a rien de catastrophique. On est encore dans de bons niveaux de transactions. Mais par rapport à ce qu’on a connu, on n’est vraiment plus là », observe de son côté Charles Brant, économiste de l’APCIQ, en entrevue à La Presse. Il estime d'ailleurs que les cas de surenchère ne sont plus d'actualité. 

« Tout est en place pour qu’il y ait un décrochage au niveau des prix, et c’est déjà commencé. Dans un marché où il y a de la surenchère qui n’existe plus, il y a un effet toboggan. Il est possible qu’on vive une baisse rapide des prix d’ici la fin de l’année comme on le voit ailleurs au Canada », ajoute l'économiste.