
Mauvaise nouvelle pour votre portefeuille...
Aucune augmentation spectaculaire des taux d’imposition n’est prévue au Québec en 2026 et pourtant, les contribuables devront payer plus. Un rapport publié en décembre par la Fédération canadienne des contribuables (FCC) explique en détail ce phénomène.
En 2026, les Québécois devront jongler avec une série d’ajustements et l'augmentation de certains prélèvements obligatoires. C’est le constat que dresse la FCC dans son rapport sur les changements fiscaux du Nouvel An 2026.
De plus, le Québec fait cavalier seul sur certains fronts en conservant certaines taxes que plusieurs provinces ont allégées ou carrément supprimées.
« Les contribuables paient toujours plus parce que les gouvernements refusent de contrôler leurs dépenses et préfèrent augmenter les taxes et les tarifs. François Legault doit en faire beaucoup plus pour aider les familles qui peinent à joindre les deux bouts », indique Nicolas Gagnon dans un communiqué de presse de la FCC.

Des retenues salariales plus importantes
La principale hausse provient des cotisations sociales. En 2026, le plafond des gains admissibles au Régime de rentes du Québec est augmenté, ce qui entraîne automatiquement une hausse des cotisations. Les employeurs comme les employés devront chacun verser jusqu’à 4 479 $, soit 140 $ de plus pour les travailleurs gagnant 74 600 $ ou davantage.
Le document de la FCC indique que la deuxième cotisation au RRQ s'appliquera elle aussi. Pour la tranche de revenus comprise entre 74 600 $ et 85 000 $, cela équivaut à une contribution pouvant atteindre 416 $ par personne.
Et même du côté de l’assurance-emploi, bien que le taux de cotisation baisse légèrement, le plafond des gains assurables augmente. « Les employés verseront 896 $ en assurance-emploi en 2026 et les employeurs 1 254 $, soit des hausses respectives de 36 $ et 50 $ par rapport à 2025 », explique Nicolas Gagnon.

Une note plus salée pour les automobilistes
Alors que la taxe carbone fédérale à la consommation a disparu ailleurs au pays, le Québec conserve sa propre tarification. Il s'agit d'un ajout de 9,6 cents par litre d’essence et de 13,1 cents par litre de diesel, soit l'équivalent d'environ 7 $ de plus à chaque plein pour une famille qui se déplace régulièrement en minifourgonnette, selon les données de la FCC.
Les automobilistes québécois auront davantage de frais à payer. « Après avoir exempté les conducteurs de la contribution d’assurance pendant plusieurs années, le gouvernement du Québec a réduit cette mesure en 2026 et l’a remplacée par un remboursement partiel », peut-on lire dans le communiqué de la FCC.
Un permis de classe 5 sans points d’inaptitude coûtera désormais 50 $. C'est 23,50 $ de plus qu'en 2025. Et du côté de l'immatriculation de véhicules, les frais exigés par la Société de l’assurance automobile du Québec sont aussi en hausse en 2026.
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