
Des propos qui sont loin d'être rassurants...
Mark Carney dit craindre pour l'économie canadienne si la guerre menée par les États-Unis et Israël au Moyen-Orient dure plus longtemps.
C'est jeudi, lors d'une conférence de presse aux Territoires du Nord-Ouest, que le premier ministre du Canada, Mark Carney, a fait part de ses préoccupations quant aux conséquences du conflit au Moyen-Orient sur l'économie canadienne.
Comme l'a indiqué Mark Carney, ce qui l'inquiète particulièrement, c'est que le conflit puisse se poursuivre encore longtemps: «Plus [la guerre] va durer, plus le déséquilibre sera important, plus les répercussions seront importantes, plus les impacts économiques mondiaux seront importants, sans aucun doute.»
Les prix ont déjà augmenté considérablement pour ce qui est de l'essence (le baril de pétrole a dépassé la barre des 100 $ dans la dernière semaine), tout comme l'engrais, dont le tiers du trafic mondial traverse le détroit d’Ormuz.
Mark Carney a rappelé que le détroit d'Ormuz est presque entièrement bloqué à l’heure actuelle par des actions stratégiques de l’Iran : «Nous en voyons les implications pour les engrais, par exemple. En fin de compte, tout au long de la chaîne [d’approvisionnement], partout dans le monde, cela peut avoir des répercussions sur les engrais, le prix des denrées alimentaires.»
L'exportation nette de pétrole et de gaz permet toutefois au Canada d'absorber une partie de ces impacts, mais Mark Carney a reconnu que le recours à des réserves stratégiques n’aura qu’un effet limité sur les cours.
Selon Mark Carney, les marchés financiers risquent de ralentir si le conflit s'éternise. D'autant plus que les taux d'intérêt risquent aussi de grimper.
Rappelons que les États-Unis et Israël ont attaqué 16 navires pétroliers et marchands dans le golfe Persique depuis l'attaque initiale, il y a près de deux semaines.
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