
Décidément, rien ne va plus dans ce dossier pour le président américain...
Le bras de fer entre Donald Trump et une coalition d'États américains vient de franchir un nouveau cap.
Pas moins d'une vingtaine d'États, incluant des poids lourds comme New York, la Californie et la Pennsylvanie, ont officiellement lancé une action en justice contre la dernière mouture des droits de douane imposés par le président américain.
Cette offensive juridique coordonnée, annoncée ce jeudi 5 mars 2026, vise directement la surtaxe douanière de 10% que Trump a instaurée pour contourner la décision historique de la Cour suprême qui avait invalidé ses précédents tarifs.
Le cœur du litige repose sur une question juridique fondamentale : les États plaignants estiment que le président s'appuie sur une législation datant de 1974 sans en respecter les conditions d'application, rendant ainsi ces nouvelles mesures illégales.

Le gouverneur californien Gavin Newsom n'a pas mâché ses mots pour dénoncer ce qu'il considère comme un comportement irresponsable. Selon lui, Trump persiste à mettre en œuvre des politiques contraires au droit en espérant qu'elles résistent aux contestations, tandis que ce sont les citoyens américains qui subissent les conséquences au quotidien. Newsom est allé jusqu'à comparer l'attitude du président à celle d'un enfant faisant un caprice, soulignant que la plus haute juridiction du pays avait déjà rejeté ses tarifs douaniers et qu'il en imposait simplement de nouveaux en réponse.
Pour rappel, la Cour suprême avait porté un coup majeur à la stratégie économique de Trump en février dernier en annulant une large partie de ses droits de douane. Ces mesures invalidées reposaient sur une loi de 1977, l'IEEPA, qui permet au pouvoir exécutif d'agir dans le domaine économique sans l'approbation préalable du Congrès en situation d'urgence économique. Or, les juges avaient estimé que cette urgence n'avait pas été prouvée, rappelant au passage que la fiscalité demeure une compétence exclusive du Congrès américain.
Face à ce revers, Trump a rapidement réagi en instaurant cette nouvelle taxe de 10%, applicable pendant une période de 150 jours, au-delà de laquelle un vote du Congrès serait nécessaire pour la maintenir. Plus encore, le président a fait savoir son intention de porter ce taux à 15%.

Les opposants soulignent toutefois que cette mesure ne peut légalement être mise en place qu'en présence d'un déséquilibre grave de la balance des comptes courants — un indicateur qui englobe l'ensemble des flux financiers entre pays, des échanges commerciaux aux investissements en passant par les mouvements de capitaux.
La procureure générale de New York, Letitia James, wui figure parmi les voix les plus virulentes de cette coalition, accuse le président de faire fi une nouvelle fois du cadre légal et constitutionnel dans le but d'alourdir la charge fiscale pesant sur les consommateurs et les petites entreprises du pays. Selon elle, ces tarifs douaniers ne feront qu'aggraver le coût de la vie pour les Américains, et elle s'est engagée à défendre l'état de droit afin de protéger les habitants de New York.
Cette bataille juridique s'inscrit dans un contexte plus large de tensions commerciales qui fragilisent la confiance des acteurs économiques.
Les États-Unis sont de moins en moins perçus comme un partenaire commercial fiable par de nombreuses entreprises, et les décisions erratiques en matière de politique tarifaire alimentent une incertitude croissante sur les marchés.
Rappelons enfin qu'un juge a récemment ordonné la cessation de la collecte des tarifs douaniers précédemment invalidés par la Cour suprême, ajoutant une couche supplémentaire de complexité à la situation.
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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.