
La classe moyenne, grande oubliée du budget 2026 ?
Pas de répit en vue pour les contribuables québécois qui espéraient un coup de pouce face à la flambée des prix de l'essence ou de l'épicerie.
Le budget déposé par le ministre Girard en mars 2026 fait le choix assumé de concentrer ses efforts sur les personnes les plus démunies, tout en laissant la classe moyenne largement à elle-même.
Dans un contexte où les finances publiques sont sous pression, le gouvernement Legault mise sur des investissements ciblés plutôt que sur des allègements fiscaux généralisés. Et les priorités retenues risquent de faire réagir.
L'un des volets les plus importants de ce budget concerne l'adaptation des résidences face aux changements climatiques. Le gouvernement prévoit une enveloppe de 425 millions de dollars répartie sur cinq ans pour aider les propriétaires à protéger leurs fondations contre les inondations pluviales et à installer des clapets antiretour. Ce nouveau volet sera intégré au programme Rénoclimat, déjà connu pour ses conseils en rénovation écoénergétique.
En parallèle, le programme LogisVert sera bonifié afin d'encourager l'installation de thermopompes dans les immeubles locatifs.

Du côté des familles, le gouvernement prolonge d'une année supplémentaire le plafonnement à 3 % de la hausse de la taxe scolaire, une mesure dont la facture s'élève à 450 millions de dollars.
Québec annonce également la conversion de 5 000 places en garderies privées vers des places subventionnées à environ 10 dollars par jour, portant le total à 60 000 places subventionnées à travers la province. L'objectif affiché est d'offrir aux parents des services de garde accessibles et de qualité dans un contexte de coût de la vie en hausse constante.
La lutte contre les féminicides occupe aussi une place significative dans ce budget.
Face à la recrudescence alarmante des cas de violence conjugale depuis le début de l'année, Québec débloque 260 millions de dollars supplémentaires sur cinq ans. Ces fonds serviront notamment à améliorer les maisons d'hébergement et à finaliser le déploiement permanent du Tribunal spécialisé en matière de violence sexuelle et conjugale sur l'ensemble du territoire québécois.
Le ministre Girard avait promis des mesures d'urgence pour les personnes les plus vulnérables, et il respecte cet engagement. Une somme de 209 millions de dollars est consacrée à la construction de 1 000 logements abordables d'ici trois ans.
Les banques alimentaires, quant à elles, obtiennent un financement additionnel de 61 millions de dollars sur cinq ans, la seule aide directe liée à la hausse du coût de l'alimentation.
Des investissements supplémentaires sont aussi prévus pour l'itinérance et les organismes communautaires.
Bonne nouvelle pour le milieu culturel et éducatif : le financement des sorties scolaires en milieu culturel est maintenu. Un montant de 119 millions de dollars sur cinq ans permettra aux élèves de continuer à visiter gratuitement des musées, des théâtres et des sites patrimoniaux. Cette enveloppe servira également à enrichir le programme «la culture à l'école» en finançant des projets réalisés avec des artistes, des écrivains et des organismes culturels.
Enfin, les médias d'information québécois, confrontés à une chute de leurs revenus publicitaires et à une transformation profonde de leur modèle économique, bénéficieront d'un nouveau crédit d'impôt. Doté de 40 millions de dollars sur cinq ans, ce programme s'adresse aux entreprises qui produisent du contenu journalistique original d'intérêt public. Les télévisions généralistes privées, les radios commerciales et les agences de presse pourront s'en prévaloir, l'aide étant strictement réservée aux activités liées au journalisme.
Ce budget 2026 trace donc une ligne claire : les ressources limitées de l'État seront dirigées vers les personnes en situation de précarité et les enjeux urgents comme le climat et la violence conjugale.
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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.