François Legault
Crédit photo: Capture d'écran photo Twitter / X François Legault (Emilie Nadeau)

Permis et immatriculation: Les Québécois paient bien plus cher que les Albertains

Les Québécois paient bien plus cher, mais ils ont moins de service...

Émilie Plante

Émilie Plante

Selon l’Institut économique de Montréal (IEDM), les automobilistes québécois paient plus cher pour obtenir moins de services en comparaison avec l’Alberta.

C'est ce qui ressort d'une analyse menée par l’IEDM. La publication mise en ligne aujourd'hui par cet organisme invite le gouvernement du Québec à revoir son modèle, lui recommandant de « s’inspirer de l’approche albertaine pour l’immatriculation et les permis de conduire, qui est à la fois moins coûteuse et moins contraignante pour les conducteurs ».

En entrevue avec Journal de Montréal, Gabriel Giguère, analyste à l’IEDM, a affirmé que les Québécois déboursent de 60 à 65 % de plus que les Albertains pour des démarches aussi courantes que l’immatriculation et le renouvellement du permis. Les chiffres montrent clairement que les automobilistes québécois n’en ont pas pour leur argent, soutient-il.

Dans le rapport de l’IEDM, un des exemples les plus frappants est l'écart entre les deux provinces en matière d’immatriculation. Au Québec, elle coûte 142,35 $ et doit être renouvelée chaque année. En Alberta, le coût annualisé est de 86,50 $ et le renouvellement peut être effectué aux deux ans.

Quant au permis de conduire, les Québécois doivent payer 26,75 $ par année (sans l’assurance), alors que les Albertains déboursent un montant annualisé de 19,60 $ pour un permis renouvelable aux cinq ans.

Capture d'écran - Institut économique de Montréal, Immatriculation au Québec et en Alberta
Capture d'écran - Institut économique de Montréal

Moins d’accès, davantage de plaintes

Le rapport de l’IEDM met aussi l’accent sur la disponibilité des services. La SAAQ compte 134 points de service et sur ce lot, 46 sont gérés directement par l’État. Cela représente environ 22 points par million de véhicules immatriculés. En Alberta, on dénombre 218 points de service, tous opérés par des mandataires privés, soit l'équivalent de 59 points par million de véhicules. C'est près de trois fois plus qu'au Québec.

Selon l’IEDM, cette différence s'explique en grande partie par le modèle de gestion s’appuyant davantage sur le privé en Alberta.

L'analyse évoque au passage « les cafouillages du projet de portail en ligne SAAQclic », soulignant que les dépassements financiers monumentaux « devront en fin de compte être payé[s] par les conducteurs ou les contribuables, sinon par les deux ».

Le document mentionne également que dès le lancement de la plateforme, les plaintes se sont multipliées à un rythme alarmant à la SAAQ: 15 000 en 2023, puis plus de 9000 en 2024. L’IEDM plaide donc pour une réforme afin d’améliorer l’efficacité du système québécois et de réduire les contraintes administratives pour les automobilistes.

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