Pierre-Yves McSween
Crédit photo: Capture d'écran vidéo YouTube cpac / Capture d'écran vidéo YouTube Radio-Canada

Pierre-Yves McSween dit le fond de sa pensée sur le remboursement de la taxe de bienvenue

On ne s'attendait pas du tout à ce qu'il pense ça...

Émilie Plante

Émilie Plante


La décision de Christine Fréchette de rembourser la « taxe de bienvenue » aux acheteurs d’une première propriété a fait réagir chroniqueur financier Pierre‑Yves McSween. Cette mesure, il la juge à la fois surprenante et mal ciblée.

Vendredi dernier, Christine Fréchette a confirmé que le gouvernement accordera un crédit d’impôt qui servira à rembourser une large part des droits de mutation immobilière (ou « taxe de bienvenue »). À l'achat d'une première propriété, Québec remettra jusqu’à 5 875 $ aux acquéreurs.

Durant sa chronique lundi matin à Tout un matin sur Ohdio ainsi qu’à l’émission Première ligne sur RDI, Pierre-Yves McSween a soulevé quelques zones grises.

Une des particularités qui a retenu l'attention du chroniqueur? Cette mesure est rétroactive. Ainsi, toute transaction conclue depuis le 1er janvier 2026 pourra être admissible à un remboursement. Le crédit d'impôt sera accordé suite à la production de la déclaration de revenus l'année suivante.

Cet aspect a étonné McSween qui a précisé que la rétroactivité fiscale est rarement bien accueillie lorsqu’elle pénalise les contribuables, citant l’épisode de 2012 sous le gouvernement Marois, mais qu’elle devient soudainement acceptable lorsqu’elle prend la forme d’un avantage ou d'« un bonbon politique ».

« On rate la cible. »

Outre l'aspect rétroactif du remboursement, c’est aussi la portée de la mesure que critique McSween. En effet, le programme ne vise pas uniquement les nouveaux acheteurs puisqu'elle s'adresse à toute personne n’ayant pas été propriétaire depuis quatre ans. Par conséquent, des individus ayant déjà accumulé un capital immobilier important pourraient en bénéficier.

En discutant avec Patrick Masbourian à Tout un matin, McSween a illustré le cas en donnant l'exemple d’une personne qui se serait séparée en 2021. Ainsi, après quelques années à titre de locataire, elle pourrait être admissible à cette aide financière même si elle possède toujours un actif substantiel suite à la vente de son ancienne maison.

Pour le chroniqueur, cette mesure rate sa cible. Elle prétend encourager l’accès à la propriété, mais aide aussi des gens qui n’en ont pas besoin.

Capture vidéo YouTube - Radio-Canada Info, Pierre-Yves McSween
Capture vidéo YouTube - Radio-Canada Info

Il a rappelé que d’autres incitatifs fiscaux existent déjà pour soutenir les premiers acheteurs. Il est d'avis que cette annonce relève davantage du « bonbon politique » que d’une stratégie ciblant réellement les enjeux d’accessibilité à la propriété.

À la blague, McSween a fait une autre proposition au gouvernement, lui suggérant de fournir aux nouveaux propriétaires les électroménagers, un tapis d'entrée sur lequel on peut lire un message de bienvenue... et une douzaine de beignes.

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À propos de l'auteur

Émilie Plante
Émilie Plante

Rédactrice

Diplômée en histoire de l’art et détentrice d’une maîtrise en muséologie, Émilie gravite dans l’univers des arts, de la culture et des communications depuis près de deux décennies. Son flair, son esprit analytique et sa passion contagieuse sont au cœur de ses projets professionnels.

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