
Ils sont tannés de se ruiner à la pompe...
Alors que le prix à la pompe frôle les sommets et dépasse même les 2$ le litre à certains endroits, les Québécois envoient un message sans équivoque à leur gouvernement : ils en ont assez de payer autant en taxes sur le carburant.
Un coup de sonde réalisé par la firme Léger et dévoilé par la Fédération canadienne des contribuables (FCC) montre qu'une écrasante majorité de la population souhaite que Québec intervienne pour alléger la facture.
Les résultats du sondage sont éloquents : pas moins de 76% des personnes interrogées se disent favorables à une diminution des taxes provinciales imposées sur l'essence. Seulement 17% des répondants s'opposent à cette idée, tandis que 7% n'ont pas encore tranché.
Pour Nicolas Gagnon, qui dirige les activités québécoises de la FCC, le message ne pourrait être plus limpide. Selon lui, les citoyens demandent à la première ministre Christine Fréchette d'agir concrètement pour leur offrir un soulagement à la station-service.

Les économies potentielles ne sont pas négligeables pour les ménages québécois. D'après les calculs de l'organisme, une réduction des taxes permettrait d'épargner environ 7$ à chaque plein pour les propriétaires de minifourgonnettes, et ce montant grimperait jusqu'à 10$ pour ceux qui conduisent une camionnette. Sur une base annuelle, les taxes provinciales sur l'essence représentent une ponction pouvant atteindre 700$ pour une famille qui remplit son réservoir toutes les deux semaines.
Actuellement, les prélèvements provinciaux comptent pour près du quart du montant total affiché à la pompe. Avec un prix qui se maintient aux alentours de 1,84$ le litre — soit une augmentation d'environ 30 cents depuis le mois de mars — chaque passage à la station-service devient un rappel douloureux pour le portefeuille des automobilistes.
Le gouvernement fédéral a déjà posé un geste en suspendant temporairement sa taxe d'accise de 10 cents par litre, une mesure qui restera en vigueur jusqu'à la fête du Travail. Cette décision offre un certain répit, mais les contribuables québécois estiment visiblement que ce n'est pas suffisant et que leur gouvernement provincial doit également faire sa part.
Nicolas Gagnon insiste sur le caractère urgent de la situation. Il soutient qu'une baisse des taxes provinciales aurait un effet immédiat et tangible en remettant directement de l'argent dans les poches des contribuables. Dans un contexte où le coût de la vie demeure particulièrement élevé, cette revendication prend une résonance toute particulière pour des milliers de familles qui peinent à joindre les deux bouts.
Pour l'instant, le gouvernement du Québec n'a donné aucune indication quant à ses intentions en matière de fiscalité sur les carburants.
Aucune annonce de réduction n'a été faite, et le dossier ne semble pas figurer parmi les priorités immédiates de l'exécutif provincial, mais avec un appui populaire aussi massif et un contexte économique qui pèse lourd sur les ménages, la pression ne peut que s'intensifier dans les semaines à venir sur l'administration Fréchette.
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Il travaille dans le domaine des communications depuis plus d'une dizaine d'années, en plus d'être passionné par tout ce qui concerne les actualités. Autant intéressé par les fluctuations de l'économie que par les histoires loufoques et insolites, sa curiosité fait en sorte qu'il ne s'ennuie jamais.
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