Bannière du magasin Super C
Adobe Stock

Trop de jeunes Québécois ignorent ce que veut dire le «C» dans «Super C»

Que veut dire le C dans Super C ?

Eso Handanagic

Eso Handanagic


Si vous faites votre épicerie au Québec, il y a de fortes chances que vous ayez déjà poussé un panier dans les allées vertes et jaunes d'un Super C. Avec l'inflation alimentaire qui frappe le portefeuille des ménages, ces magasins à escompte sont devenus des incontournables pour bon nombre de Québécois soucieux de leur budget. Pourtant, une question persiste, surtout chez les moins de 35 ans : que signifie réellement la lettre « C » dans le nom de la bannière ?

Si vous avez répondu « Caisse », « Carton » ou « Commande », vous avez tout faux. La réponse nous ramène directement au début des années 1980, une époque que la génération Z n'a pas connue.

Le « C » dans Super C veut dire Carnaval

Eh oui, le « C » est le vestige d'un nom beaucoup plus festif : Super Carnaval.

Pour comprendre cette appellation, il faut remonter à la genèse de l'entreprise. Contrairement à la croyance populaire, la chaîne n'a pas toujours été une propriété purement québécoise dès le jour 1. La compagnie d'origine, nommée juridiquement « La Ferme Carnaval inc. », a été fondée le 15 septembre 1982.

L'homme derrière ce projet n'était pas un épicier de carrière, mais bien Joe Burnett, un promoteur immobilier originaire de Toronto. C’est le 12 janvier 1983 que le tout premier supermarché a ouvert ses portes à Beauport, dans la région de Québec, sous l'enseigne Super Carnaval. À l'époque, l'objectif était déjà clair : offrir aux Québécois des aliments à bas prix, sans compromis sur la qualité.

Super C: De 12 magasins à un empire de l'alimentation

L'histoire de la bannière a pris un tournant décisif cinq ans après sa fondation. En 1987, Metro-Richelieu Inc. a flairé la bonne affaire et a fait l'acquisition de la chaîne. À ce moment précis de l'histoire, l'empreinte de Super Carnaval était encore modeste : la chaîne ne comptait que 12 magasins, principalement situés dans la grande région de Montréal.

C'est sous la gouverne de Metro que l'expansion s'est accélérée, mais le nom original, lui, vivait ses derniers instants. C'est en 1991 que la direction a décidé de raccourcir le nom des établissements. Le « Carnaval » a été abandonné au profit d'une image plus simple et percutante : Super C. Ce changement de marque marquait la fin d'une époque colorée pour entrer dans l'ère de l'efficacité et du « hard discount » que nous connaissons aujourd'hui.

Selon le site corporatif de l'entreprise, Super C exploite aujourd'hui un réseau de 114 magasins à travers la province.

Cette expansion ne s'est pas faite sans heurts ni ajustements stratégiques. Saviez-vous que Super C a brièvement tenté sa chance chez nos voisins ontariens ? Jusqu'en 2006, la bannière exploitait 9 supermarchés en Ontario. Toutefois, la société mère Metro a finalement décidé de convertir ces succursales en magasins Food Basics ou Loeb, consolidant ainsi la marque Super C comme une entité distinctement québécoise.

Aujourd'hui, l'entreprise se targue d'être le chef de file dans le segment des magasins d'escompte au Québec. Les consommateurs semblent d'ailleurs apprécier l'effort : un sondage récent a élu Super C numéro 1 pour le rapport qualité-prix de la viande et des fruits et légumes parmi les grands supermarchés de la province.

Un moteur économique majeur

Aujourd'hui, Super C est bien plus qu'une simple lettre de l'alphabet. C'est un employeur majeur dans la province. Alors que nous rapportions précédemment le chiffre de 6 000 employés, les données mises à jour indiquent que la chaîne emploie maintenant plus de 7 500 personnes.

Propriété de Metro Inc., Super C continue de dominer le segment des magasins d'escompte au Québec. Le modèle d'affaires reste fidèle à celui imaginé par Joe Burnett en 1982 : des grands formats, peu de décoration superflue, et des prix coupés au couteau.

La prochaine fois que vous irez faire votre épicerie pour économiser sur votre facture hebdomadaire, vous pourrez briller lors du souper en expliquant à vos proches que vous avez en fait magasiné chez « Super Carnaval ».

Même si le nom a été raccourci il y a plus de 30 ans, la mission reste la même. Que ce soit en 1983 à Beauport ou en 2024 dans l'une des 106 (ou 118!) succursales de la province, le but est de garder le plus de « Fric » possible dans vos poches.

Inscrivez-vous à notre infolettre

Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.

Mon Fric

MonFric est le site par excellence pour tous ceux qui s'intéressent aux finances personnelles.

© 2026 Attraction Web S.E.C. Tous droits réservés.