Une entreprise offre 10 000$ de bonus aux employés qui s'y font embaucher

La pénurie de main-d'oeuvre se fait sentir

Mon Fric

Afin de damer le pion à ses concurrents, la plus grande entreprise de distribution alimentaire ne lésine pas sur les moyens et offre des bonis de 10 000 $ à l'embauche de camionneurs, rapporte le Journal de Montréal

« On a commencé avec un boni de 5000 $. On est passé à 10 000 $ ces derniers mois. [...] Quand on calcule, c’est un bon 5 $ l’heure de plus à la fin de l’année », explique en entrevue au Journal de Montréal Sylvain Boudreau, vice-président Opérations – Québec de Sysco.

Mais les camionneurs embauchés devront avoir terminé leur période de probation pour toucher cet argent. 

« C’est une initiative de la région du Québec », explique Marie-Claude Pilon, vice-présidente, Ressources humaines – Québec, au quotidien montréalais. 

Depuis l'instauration de la mesure, environ 10 camionneurs ont été embauchés. Mais Sysco aimerait en recruter cinq fois plus.

Les chauffeurs-livreurs touchent en moyenne 30 $ l'heure. En plus de conduire le camion, ils se chargent de décharger les produits dans les écoles où ils font les livraisons. 

« On veut des candidatures féminines. [...] Ce n’est pas parce que c’est un travail physique que les femmes ne sont pas capables de le faire. Au contraire, on le voit », explique M. Boudreau.

D'ailleurs, l'industrie des chauffeurs de camion est elle aussi en pénurie de main-d'oeuvre. Il manque entre 2 000 et 4 000 camionneurs selon l’Association du camionnage du Québec (ACQ).

« Toutes catégories confondues, 30 000 postes sont à combler d’ici 2025, dont 14 000 postes rattachés à la croissance de l’industrie et 16 000 aux départs à la retraite », ajoute l'homme à la tête de l’ACQ, Marc Cadieux, en entrevue au Journal de Montréal.

« Faut faire la nuance entre un bonus d’entrée et les entreprises qui reconnaissent déjà l’inflation actuelle. Ce qui compte, c’est ce qui reste dans les poches à la fin de l’année », précise-t-il.