
Les mêmes adolescents ont également vandalisé une école...
Ce printemps, à quelques semaines de son inauguration, la piscine olympique du Centre sportif du cégep Édouard-Montpetit, à Longueuil, n'a pas pu ouvrir ses portes au public. L'ouverture a dû être repoussée en raison de dommages estimés à au moins 1,4 million de dollars.
On apprend via TVA Nouvelles que les faits remontent à la fin du mois de mars. Deux adolescents se sont introduits en pleine nuit dans le complexe sportif par une porte demeurée déverrouillée. Le chantier en cours depuis un an tirait alors à sa fin.
Masqués et gantés, les jeunes intrus ont passé plusieurs heures à saccager les lieux. En plus de briser divers objets, vider des extincteurs et endommager des surfaces à coups de masse, ils ont manipulé de la machinerie laissée à l’extérieur et filmé leurs gestes à l’aide de leurs téléphones.
Cinq jours plus tard, les mêmes adolescents sont revenus sur les lieux, cette fois accompagnés d’un troisième complice. Les trois vandales ont notamment brisé des portes et des fenêtres.
De lourds dommages
Une première estimation chiffrait la facture à plus de 2 millions de dollars, avant d’être révisée à la baisse à 1,4 M $ durant l'été. Ce coût pourrait toutefois augmenter.
C'est la toile de la piscine qui a été l’élément le plus coûteux à remplacer. Le remplacement de cette toile importée d’Italie s'est chiffré à 600 000 $. Le bassin a également été endommagé par l’explosion d’un pétard. À cela s’ajoutent environ 400 000 $ en réparations diverses, ainsi qu’un autre 400 000 $ en pertes étant donné le report de l'ouverture de la piscine.
Au-delà des répercussions sur le chantier, la communauté a été privée de cours de natation et des camps de jour ont dû être annulés.
Infractions et sanctions judiciaires
Quelques jours après les événements, les adolescents se sont aussi introduits dans une école secondaire voisine où ils ont endommagé du matériel informatique, des vitrines et des distributrices. Les dégâts y sont évalués à 30 000 $.
Arrêtés plus tard au cours de l’été, les jeunes âgés de 15 et 16 ans ont tous plaidé coupables. Puisqu'ils n'ont pas d'antécédents judiciaires et qu'ils sont issus de milieux sans difficulté apparente, ils ne sont pas considérés comme des délinquants chroniques. Selon ce qui a été présenté en cour, leurs gestes auraient été posés de manière impulsive, par ennui. Les accusés ont été condamnés à de la détention à domicile, à des travaux communautaires ainsi qu’à des exercices de réflexion. L’un d’entre eux attend encore le prononcé formel de sa sentence.
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