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Une Montréalaise perd 250 000$ dans une fraude et reporte la faute sur Desjardins

« Ils m’ont laissée me ruiner en 24 heures »

J. Martel

J. Martel

Une femme qui a perdu 250 000 $ dans une fraude reproche à son institution bancaire de ne pas avoir mené des vérifications plus poussées.

C'est à l'été 2024 que Nathalie (nom fictif) a perdu 250 000 $ dans une affaire de fraude aux lingots d'or.

Selon ce qu'a indiqué Nathalie, lors d'une entrevue pour l'émission J.E., c'est à l'été 2024 qu'elle a retiré un montant de 150 000 $ de sa marge de crédit. Nathalie s'était présentée à sa succursale en compagnie d'un vendeur d'or, à qui elle devait remettre la traite bancaire.

Une superviseure aurait ensuite rencontré Nathalie afin de lui poser quelques questions, puis elle aurait ensuite autorisé la transaction.

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Nathalie a expliqué lors de son entrevue à J.E. que dès qu'elle a réalisé qu'elle était victime d'une fraude, elle a communiqué avec son institution bancaire, Desjardins, afin d'obtenir un remboursement.

L'institution a refusé la demande, tout en expliquant que «la responsabilité de vigilance est, à la base, celle du consommateur. Les institutions financières ont une obligation de diligence raisonnable, sans s’ingérer dans la gestion des comptes de leur clientèle».

Nathalie reproche maintenant à Desjardins de ne pas avoir mené des vérifications plus poussées avant d'autoriser la transaction: «Ils m’ont laissée me ruiner en 24 heures, alors que depuis 25 ans, je n’ai jamais, jamais, jamais eu ce comportement-là.»

Selon Nathalie, plusieurs signaux auraient dû alerter Desjardins.

Option Consommateurs a rappelé pour sa part que, dans la plupart des cas de fraudes bancaires, le fardeau de la vigilance repose de manière inéquitable sur les épaules des clients. L’avocat de l’organisme, Me Alexandre Plourde, a déclaré: «Il y a un très grand déséquilibre. On voit fréquemment des consommateurs qui ont été victimes d’arnaques sophistiquées, mais qui sont face à des institutions financières qui refusent de les rembourser.»

En ce qui concerne Desjardins, le porte-parole Jean-Benoit Turcotti a reconnu que les stratagèmes des fraudeurs sont de «plus en plus élaborés» et que «dans les cas où les transactions ont été effectuées au bénéfice des fraudeurs, et donc en toute légitimité, il devient de plus en plus complexe de les déceler et de les contrer».

Enfin, le porte-parole a fait remarquer des transactions en présence peuvent parfois être suspendues ou retardées en raison «de motifs raisonnables» de fraude, mais l'institution bancaire doit aussi respecter «le droit des membres et clients d’avoir accès à leurs fonds et d’en disposer comme ils l’entendent».

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Source: TVA Nouvelles
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