Une propriétaire de restaurant lance un cri du coeur au gouvernement : « Arrêtez de nous endetter »
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Une propriétaire de restaurant lance un cri du coeur au gouvernement : « Arrêtez de nous endetter »

La situation est instable pour beaucoup d'établissements depuis la pandémie.

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Alors que le variant Omicron a forcé le gouvernement à resserrer les mesures sanitaires, des propriétaires de restaurants et de bars redoutent une autre fermeture forcée, rapporte le Journal de Montréal. 

« Laissez-nous travailler, arrêtez de nous endetter », résume d'emblée Joey Maalouf, la propriétaire du restaurant La Flamberge, situé dans l'arrondissement Montréal-Nord à Montréal, au quotidien montréalais. 

« J’ai pensé tout abandonner, sérieusement. J’ai travaillé de 60 à 75 heures par semaine lors des derniers mois. On comprend la situation, mais pour nous c’est très difficile et on sent que le gouvernement est mal préparé », ajoute-t-elle. 

La jeune restauratrice croyait que les affaires seraient bonnes durant les Fêtes. Mais de nombreuses annulations se sont produites. « Le restaurant sera presque plein en fin de semaine pour un souper dansant. Ce sera notre dernière grosse activité », poursuit-elle. 

Mme Maalouf ne veut pas d'un autre prêt du gouvernement, qui a surtout endetté son restaurant. « On ne veut pas de prêts, car, ce que je reçois, je vais devoir le rembourser. Ce n’est pas un cadeau que le gouvernement me fait. Et cet argent-là, ça me permet à peine de payer mes paiements », souligne-t-elle, en arguant que les programmes du gouvernement n'étaient pas adaptés au secteur de la restauration.  

« Le provincial, c’était très compliqué, ça prenait des mois à obtenir de l’aide. Le fédéral, c’était beaucoup plus facile, c’était direct et c’est ce dont on a besoin », illustre-t-elle.

D'ailleurs, les fermetures et réouvertures, avec l'imposition du passeport sanitaire, ont créé une situation instable. « J’ai perdu 50 % de ma clientèle et de la main-d’œuvre. Et on voit beaucoup de restaurateurs qui ont abandonné, qui disent merci et au revoir », poursuit Mme Maalouf. 

Le secteur de la restauration connaît d'ailleurs une dette moyenne de 200 000 $, d'après la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI)

« C’est un deuxième paiement d’hypothèques, donc tout ce qui arrive, ça fait extrêmement mal », explique au Journal de Montréal François Vincent, vice-président à la FCEI. 

« On aurait tellement besoin de nos revenus. Le contexte est difficile, car, en plus, tout coûte plus cher, les aliments, les fournisseurs, l’inflation est hors de contrôle », dit de son côté Mme Maalouf. 

 

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