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Voici combien d'argent va empocher Michael Rousseau après son départ d'Air Canada

Michael Rousseau ne va pas quitter Air Canada les poches vides... Loin de là!

Maxime Albors

Maxime Albors


Le départ à la retraite du président et chef de la direction d'Air Canada, Michael Rousseau, ne se fera pas sans une compensation financière considérable.

Alors que le dirigeant s'apprête à quitter ses fonctions d'ici la fin du troisième trimestre de 2026, après avoir été marqué par deux controverses linguistiques en cinq ans, les détails de son indemnité de départ révèlent des montants qui donnent le vertige.

Le conseil d'administration du transporteur aérien a confirmé lundi le départ prochain de son PDG, tout en rendant publique une circulaire qui modifie avantageusement les conditions de retraite des hauts dirigeants. Selon ces documents, Michael Rousseau bénéficiera d'une rente viagère annuelle de 763 500 dollars, versée jusqu'à la fin de ses jours. Cette somme s'ajoute à la rémunération totale de 13,1 millions de dollars qu'il a perçue au cours de l'année 2025.

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Des millions supplémentaires en actions et des règles assouplies à point nommé

Au-delà de cette rente généreuse, le patron sortant quitte également l'entreprise avec un portefeuille imposant de rémunération sous forme d'actions. Il détient en effet des options d'achat d'actions — c'est-à-dire le droit d'acquérir des titres à un prix déterminé à l'avance — ainsi que des unités d'actions, soit des titres promis qui seront attribués ultérieurement. La valeur combinée de ces instruments financiers non encore encaissés dépasse actuellement les 13,5 millions de dollars, d'après les documents déposés par Air Canada.

Le changement le plus notable concerne toutefois les nouvelles règles entourant l'exercice de ces options. Sous l'ancien régime, Michael Rousseau aurait disposé d'un délai de seulement trois ans pour convertir ses options en liquidités, ce qui l'aurait contraint à agir rapidement, même dans un contexte boursier défavorable. Grâce aux dispositions révisées, les options peuvent désormais demeurer valides jusqu'à leur date d'échéance complète, pouvant s'étendre jusqu'à dix ans après leur octroi initial.

Cette modification offre au dirigeant sortant une marge de manœuvre considérablement élargie. Concrètement, il pourra attendre le moment le plus propice pour vendre ses titres, sans subir la pression d'un calendrier serré. En d'autres termes, si le cours de l'action d'Air Canada traverse une période difficile, Michael Rousseau aura tout le loisir de patienter jusqu'à une remontée pour maximiser ses gains.

L'ensemble de ces avantages — rente à vie, millions en titres boursiers et assouplissement des règles juste avant son départ — soulève inévitablement des questions sur la gouvernance du transporteur aérien et sur la manière dont les conditions de sortie des hauts dirigeants sont négociées au sein des grandes entreprises canadiennes. Le dossier risque d'alimenter le débat public dans les mois à venir, alors que le processus de succession à la tête d'Air Canada se met en branle.

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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.

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