Voici le nombre d'heures que vous devez travailler chaque mois pour payer votre loyer à Montréal
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Voici le nombre d'heures que vous devez travailler chaque mois pour payer votre loyer à Montréal

Parce que la métropole coûte toujours plus cher.

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Le plus récent Rapport sur le marché locatif de la Société canadienne d'hypothèque et de logement (SCHL) publié le 18 février dernier fait état du nombre d'heures en moyenne qu'une personne doit travailler par mois pour être en mesure de payer son loyer à Montréal, rapporte Narcity. 

Ainsi, si vous habitez un logement de deux chambres, vous devrez débourser en moyenne 932 $. Si vous avez un appartement en copropriété, ce prix grimpe à 1420 $ par mois. 

Dans la métropole, un travailleur devra donc faire 105,8 heures par mois s'il est payé au salaire moyen pour vivre dans un appartement de deux chambres en 2021. Une augmentation de trois heures par mois par rapport à 2020. 

Toutefois, c'est moins qu'à Vancouver, avec une moyenne de 198 heures par mois, et à Toronto, 170 heures par mois. 

À Québec, le nombre d'heures par mois est de 105,6, et à Gatineau, de 107,1. 

Un emploi à temps plein équivaut à 150 heures mensuellement, selon la SCHL. S'il vous faut travailler plus d'heures que ce seuil, le loyer moyen n'est donc pas abordable dans les villes où il faut travailler plus de 150 heures par mois pour parvenir à payer son loyer. 

« La mesure ci-dessus repose sur une personne seule qui gagne le salaire moyen et qui habite dans une région métropolitaine donnée » et la situation varie selon les familles, précise la SCHL. 

Le rapport s'est basé sur les chiffres de Statistiques Canada, qui précise que le salaire moyen au Québec en septembre dernier était de 1 136,61 $ par semaine. 

Mais avec la hausse des prix des loyers et des propriétés à Montréal, plusieurs ont décidé de s'exiler vers les banlieues. 

« Avec les augmentations importantes de loyer que l'on observe à Montréal, plusieurs personnes n'ont plus les moyens d'habiter en ville et se tournent vers les banlieues où le coût des logements (surtout les grands) est plus accessible », explique Marjolaine Deneault, porte-parole du RCLALQ, à Narcity.

La crise du logement toucherait ainsi de plus en plus d'endroits au Québec. « Des villes comme Drummondville, Granby, Joliette, Rouyn-Noranda et Rivière-du-Loup ont des taux d’inoccupation moyens qui frôlent le 0 % alors que d’autres comme Saint-Hyacinthe, Shawinigan, Gatineau ou Sherbrooke subissent des augmentations moyennes de loyer d’environ 10 % », analyse le RCLALQ.

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Source: Narcity
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