Donald Trump
Crédit photo: Capture d'écran photo Facebook The White House / Capture d'écran photo Facebook François Legault

Voici les 4 régions québécoises qui goûtent le plus aux tarifs de Trump

Un an plus tard, la facture commence vraiment à paraître...

Émilie Plante

Émilie Plante

Un an après l’imposition des tarifs douaniers par le gouvernement américain, comment se porte l'économie québécoise? Une analyse publiée il y a quelques jours par Desjardins trace un portrait nuancé de la situation, mais quelques régions sont plus touchées que d'autres.

« Plusieurs risques évoqués dans notre précédente analyse se sont concrétisés, mais l’effet global des tarifs douaniers américains semble moins négatif que prévu pour la majorité des économies régionales », indique Maëlle Boulais‑Préseault, économiste senior chez Desjardins. Dans ce document réalisé à l'aide de données publiques canadiennes et américaines, la spécialiste précise qu'une grande part des exportations canadiennes demeure protégée par l’Accord Canada–États-Unis–Mexique qui leur permettent ainsi de « bénéficier d’exemptions tarifaires ».

Cependant, les tarifs sectoriels qui visent notamment les métaux, le bois et le matériel de transport nuisent beaucoup plus à ces industries. Or, ces dernières soutiennent largement l'économie de plusieurs régions québécoises, faisant du Québec l’une des provinces les plus affectées par l'imposition tarifaire américaine.

Analyse « Vulnérabilité des régions face aux tarifs douaniers américains : réévaluation un an plus tard », Capture d'écran Desjardins, mars 2026
Analyse « Vulnérabilité des régions face aux tarifs douaniers américains : réévaluation un an plus tard », Capture d'écran Desjardins, mars 2026

Les régions les plus touchées

Le rapport identifie quatre régions comme étant très vulnérables en raison de leur dépendance à quelques filières industrielles.

Analyse « Vulnérabilité des régions face aux tarifs douaniers américains : réévaluation un an plus tard », Capture d'écran Desjardins, mars 2026
Analyse « Vulnérabilité des régions face aux tarifs douaniers américains : réévaluation un an plus tard », Capture d'écran Desjardins, mars 2026

Saguenay–Lac-Saint-Jean

Épicentre de l’industrie de l’aluminium, cette région illustre bien le clivage entre les grandes entreprises et les PME. Les alumineries parviennent à rediriger leurs exportations vers l’Europe ou d’autres marchés. En revanche, les petites entreprises de transformation subissent de plein fouet la baisse de la demande américaine, avec des pertes de revenus pouvant atteindre 30 à 40 %, selon les chiffres rapportés par le Journal de Montréal.

Abitibi-Témiscamingue

Ce sont le cuivre et le bois qui écopent dans cette région. Les producteurs de bois doivent composer avec des tarifs avoisinant dorénavant 45 %, conséquence de la combinaison des droits compensateurs et antidumping et des nouvelles taxes. Cette hausse freine les exportations et fragilise toute la chaîne, des scieries aux opérations forestières.

Côte-Nord

Moins diversifiée, l’économie nord-côtière encaisse plus durement les secousses. La transformation du fer et l’industrie forestière sont tout particulièrement touchées. Pour sa part, le secteur de l’acier doit composer avec la concurrence liée aux substitutions possibles sur le marché américain.

Laurentides

Nouvellement dans ce classement, cette région subit les contrecoups des tarifs sur le matériel de transport. Près de la moitié de son secteur manufacturier gravite autour de la fabrication de véhicules lourds et d’équipements connexes. L’imposition de tarifs sur les métaux et certains produits finis a aussi un impact sur l'économie régionale.

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