
Pas de répit pour le portefeuille des Québécois...
Le conflit armé qui sévit au Moyen-Orient pourrait bientôt se faire sentir dans le portefeuille des consommateurs québécois.
Selon un spécialiste de l'industrie agroalimentaire, la flambée des prix du pétrole provoquée par la guerre risque d'entraîner une augmentation notable des coûts de transport des denrées alimentaires, ce qui se répercuterait directement sur le prix du panier d'épicerie.
Sylvain Charlebois, professeur invité à l'Université McGill, a souligné lors d'une entrevue à l'émission À vos affaires sur LCN que le prix du baril de pétrole avait bondi de 43 % en seulement deux mois. Selon lui, cette hausse pénalise inévitablement les consommateurs au supermarché, puisque le transport joue un rôle central dans la distribution des produits alimentaires à travers le pays.

Toujours selon ce qu'a indiqué Sylvain Charlebois, les catégories les plus touchées seraient les viandes, les produits laitiers ainsi que les fruits et légumes frais, des denrées qui nécessitent un acheminement constant et souvent sur de longues distances.
L'ampleur de l'impact sur les prix dépendra largement de la durée des hostilités contre l'Iran.
Si le conflit se termine dans un délai de quatre semaines, comme l'a avancé le président américain Donald Trump, les effets sur les étiquettes de prix à l'épicerie devraient se manifester dans un horizon de un à trois mois. En revanche, si les combats se prolongent au-delà de cinq semaines, les conséquences économiques pourraient perdurer beaucoup plus longtemps, potentiellement jusqu'à la fin de l'année 2026, selon les estimations de l'expert.
Au-delà du simple coût de transport, le conflit menace également de perturber l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement agricole mondiale.

M. Charlebois a notamment mis en lumière la question cruciale des engrais chimiques, dont environ 30 % des volumes mondiaux transitent par le détroit d'Ormuz, un passage maritime stratégique situé en plein cœur de la zone de tensions. Des retards d'acheminement sont anticipés, ce qui pourrait affecter les récoltes futures et alimenter une spirale de hausse des prix à plus long terme.
Face à cette menace sur les approvisionnements, la Maison-Blanche travaillerait actuellement sur des plans visant à escorter les navires cargos traversant le détroit d'Ormuz, afin de garantir l'accès aux engrais et autres intrants agricoles essentiels. Cette mesure témoigne de la gravité de la situation et de la volonté des autorités américaines d'éviter une crise alimentaire mondiale qui viendrait s'ajouter aux tensions géopolitiques déjà existantes.
Pour les familles québécoises, qui composent déjà avec une inflation alimentaire soutenue depuis plusieurs années, ces nouvelles pressions sur les prix représentent un fardeau supplémentaire.
Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer si le conflit au Moyen-Orient se résorbera assez rapidement pour limiter les dégâts économiques ou si les consommateurs devront se préparer à une nouvelle vague de hausses prolongées au supermarché.
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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.