Voici qui seront les personnes les plus touchées par l'inflation
Serez-vous plus touché que les autres ?
Alors que le spectre d'une hausse d'intérêts plane en raison de la hausse des prix de plusieurs articles, dont la nourriture, qui sera le plus touché par l'inflation ? C'est sur quoi le chroniqueur économique Daniel Germain s'est penché dans le Journal de Montréal.
S'il note que l'inflation a connu une accélération au fil des mois, il rappelle qu'elle a été discrète au début de la pandémie, jusqu'au printemps 2021. Il souligne qu'elle a même été négative durant quelque temps, en 2020.
Il rappelle que l'an dernier au même moment, la hausse de l'Indice des prix à la consommation au Canada n'était que de 0,5 %. Or, il en est tout autrement aujourd'hui, avec une hausse de 4,4 % au Canada, et même 5,1 % au Québec. Ainsi, la moyenne est de 2,5 % pour septembre, si on tient compte des deux dernières années. « Vu de même, on ne dépasse pas de beaucoup le haut de la cible de la Banque du Canada », écrit-il.
S'il précise que la majorité des économiques prédisent un phénomène passager d'inflation, cela ne signifie pas que les prix vont baisser. Cela veut simplement dire que leur hausse se fera plus lentement.
Mais ceux qui risquent de ressentir le plus les effets de la hausse des prix ne sont pas nécessairement les retraités et les gens à faible revenu. « En fait, c’est plus compliqué que ça. Tout dépend du profil de consommation de chacun », précise M. Germain.
Il explique que les retraités dont la totalité des revenus dépend des régimes publics de pension verront leurs prestations indexées à l'inflation. Quant à ceux qui possèdent des REER et des CELI investis en Bourse, les marchés fournissent des rendements allant bien au-delà de l'inflation depuis plusieurs années, ajoute-t-il.
La situation se corse toutefois pour ceux qui ont investi dans les obligations et les CPG. « Déjà, ils s’appauvrissaient chaque année. Ça ne changera pas, sauf que ce sera plus rapide », résume-t-il. Il ajoute qu'il en sera de même pour ceux qui ont un régime de retraite qui n'est pas indexé à l'inflation. À ceux-là, il suggère de réviser leur consommation ou de chercher du travail à temps partiel.
Pour le reste des salariés, Daniel Germain estime qu'ils n'ont pas trop à s'inquiéter de l'inflation, mais devraient plutôt craindre la hausse des intérêts qu'elle causera, surtout s'ils possèdent une hypothèque élevée.
« Il n’y a pas de doutes que l’inflation actuelle est éprouvante, c’est un mauvais moment à passer, avant que les revenus suivent », conclut-il.
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