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Votre facture d'épicerie chez Metro va grimper dès le 1er février

Encore un coup dur pour le portefeuille des Québécois...

Émilie Plante

Émilie Plante


Si vous êtes de ceux qui profitent du gel des prix chez Metro, sachez que cette année, vous devrez vous préparer à des augmentations plus importantes qu’à l’habitude lorsque cette mesure prendra fin.

Le gel des prix est une pratique employée dans l'ensemble de l'industrie alimentaire au Québec. Chaque année, du 1er novembre au 1er février, un gel temporaire des prix s’applique aux produits secs tels les pâtes, les conserves et les céréales. Cette tradition a pour but de limiter les variations pendant la période des Fêtes. Il faut cependant savoir que les demandes de hausses de la part des fournisseurs ne s'arrêtent pas durant cette période.

Suite à l’assemblée annuelle des actionnaires ce mardi, le président et chef de la direction de Metro Eric La Flèche s'est adressé aux médias, expliquant que le volume de ces demandes demeure comparable à celui observé au cours des deux dernières années, mais qu'il note toute de même une petite hausse.

« Les fournisseurs subissent des pressions et veulent nous les refiler. On résiste le plus qu’on peut. Ça négocie fort pour des raisons de concurrence. Il faut que les prix augmentent le moins vite possible », a-t-il souligné.

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Eric La Flèche, président et chef de la direction de Metro / Crédit photo: Metro

Une hausse à partir du 1er février

Le PDG de Metro a également indiqué que les ajustements tarifaires attendus en 2026 dépasseront légèrement la fourchette habituelle de 2 à 3 %. L'entreprise n'a toutefois pas précisé de chiffres exacts.

Dès la levée du gel saisonnier des prix le 1er février, les consommateurs noteront une hausse plus marquée du prix de toute une sélection d'aliments.

Une inflation qui s’installe

En décembre, les prix à l’épicerie ont progressé de 4,7 % au Québec, selon Statistique Canada, plaçant le Canada en tête du G7 pour la hausse du coût des aliments.

Le patron du groupe Metro admet que l'inflation alimentaire est difficile pour les ménages québécois, mais soutient que l’inflation observée dans ses magasins est moins élevée que celle mesurée par les statistiques officielles. Il explique cela par l’adaptation des comportements d’achat des consommateurs.

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De plus, l’entreprise s’appuie sur un indicateur interne fondé sur un panier de produits courants, une méthodologie distincte de celle utilisée par les autorités publiques.

Eric La Flèche précise aussi que les ménages cherchent de la valeur, plus que jamais. Il insiste tout de même sur la nécessité de demeurer compétitif dans un marché où la fidélité des consommateurs s’érode rapidement.

C'est ce qui explique l’expansion des enseignes à rabais du groupe Metro. En trois ans, l'entreprise a ouvert 24 magasins à escompte, principalement sous les bannières Super C et Food Basics. Elle prévoit en ajouter plus d’une dizaine en 2026.

Des résultats financiers en dents de scie

Au cours du premier trimestre 2026, Metro a enregistré un bénéfice net de 226 millions de dollars, en recul de 13 % sur un an. Une panne majeure survenue à son centre de distribution d’Etobicoke près de Toronto a par ailleurs paralysé les opérations pendant près de deux mois et a engendré des coûts dépassant 20 millions de dollars. Malgré tout, les ventes du groupe Metro ont progressé de 3,3 %.

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