
La facture de votre prochain voyage va être pas mal plus salée que prévu...
Vous prenez l'avion pour voyager cet été? Il faudra s'attendre à une facture plus salée que prévue.
Dans sa chronique économique hebdomadaire au Journal de Montréal, Pierre-Olivier Zappa répond aujourd'hui à une lectrice préoccupée par les effets possibles du conflit au Moyen-Orient sur son voyage prévu en mai.
Avec la fermeture du détroit d’Ormuz et les tensions qui perturbent l’approvisionnement mondial en pétrole, voyager pourrait devenir plus difficile, surtout pour le portefeuille des consommateurs. Comme le souligne Zappa, le kérosène se raréfie en Europe et son prix a augmenté de 120 % en un an. « Un record de tous les temps », ajoute-t-il.

Par ailleurs, le chroniqueur explique que « l’Agence internationale de l’énergie a sonné l’alarme la semaine dernière. Si rien ne change d’ici juin, des compagnies aériennes européennes pourraient tout simplement ne plus avoir de quoi faire voler leurs appareils ».
Certaines compagnies aériennes réduisent leurs activités ou immobilisent des appareils. Même au Canada, des liaisons sont suspendues en raison des coûts d’exploitation devenus difficiles à absorber. D'ailleurs, dès le 1er juin et pour une durée de cinq mois, Air Canada a annoncé qu'elle cesserait toutes ses liaisons avec l’aéroport John-F.-Kennedy (JFK) de New York.
Selon Zappa, l’industrie aérienne vit sa pire crise depuis la pandémie.
Répercussions pour les passagers
Surcharges, frais additionnels, hausses des tarifs: les passagers ne sont pas au bout de leurs peines, prévient le chroniqueur.
Certains transporteurs imposent des frais supplémentaires, augmentent les coûts annexes ou intègrent ces hausses directement dans les prix affichés. « Vacances Air Canada a ajouté 50 dollars par passager sur certaines destinations. WestJet a emboîté le pas avec une surcharge de 60 dollars sur certaines réservations. Et Air Canada revoit à la hausse ses frais de bagages pour certaines destinations en raison du prix du carburant », cite Zappa à titre d'exemple.
Il avertit également ses lecteurs que c'est l'ensemble de l'économie qui écope, et pas uniquement les aéroports. Le transport des marchandises est lui aussi fortement touché par la hausse du coût du carburant et les consommateurs se retrouvent bien souvent à en payer le prix.
En terminant, Zappa mentionne que le dollar canadien est pénalisé par l’incertitude économique mondiale et qu'il est en recul par rapport à l’euro. Alors durant un séjour en Europe, les dépenses quotidiennes pourraient rapidement grimper, ce qui obligera les voyageurs à revoir leur budget à la hausse.
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À propos de l'auteur
Rédactrice
Diplômée en histoire de l’art et détentrice d’une maîtrise en muséologie, Émilie gravite dans l’univers des arts, de la culture et des communications depuis près de deux décennies. Son flair, son esprit analytique et sa passion contagieuse sont au cœur de ses projets professionnels.
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