Érablière Charbonneau
Crédit photo: Capture d'écran photo Facebook Érablière Charbonneau

Votre prochaine sortie en famille à la cabane à sucre pourrait vous coûter une beurrée

Ça peut coûter jusqu'à 50 $ par personne...

J. Martel

J. Martel

La traditionnelle sortie à la cabane à sucre pèse de plus en plus lourd sur le portefeuille des familles québécoises.

En 2026, il faut désormais débourser en moyenne 40 dollars par adulte pour un brunch de fin de semaine, un montant qui peut grimper jusqu'à 50 dollars dans certains établissements — et ce, sans compter les taxes ni le pourboire. Une réalité qui force tant les propriétaires d'érablières que les clients à s'adapter.

D'après les informations recueillies par TVA Nouvelles, plusieurs facteurs expliquent cette hausse marquée des tarifs.

En première ligne, la flambée du coût du panier d'épicerie frappe durement les érablières, qui doivent composer avec des marges de profit déjà très minces.

Mélanie Charbonneau, copropriétaire de l'Érablière Charbonneau, souligne qu'il est impossible de proposer un repas en dessous du prix coûtant. Selon elle, les marges bénéficiaires dans le secteur de la restauration oscillent entre 5 et 10 %, ce qui laisse très peu de marge de manœuvre.

La situation est d'autant plus complexe que les prix doivent être fixés dès le mois de janvier, au moment où les premières réservations affluent. Les propriétaires se retrouvent alors à absorber les augmentations de coûts qui surviennent en plein cœur de la saison, sans pouvoir les répercuter sur la clientèle.

Au-delà de l'alimentation, les frais d'exploitation généraux représentent également un fardeau croissant.

Érablière Charbonneau

Maxime Constantin, propriétaire de la Cabane à sucre Constantin, évoque la hausse des salaires et le coût de la fabrication artisanale de l'ensemble de ses produits. Préparer chaque plat de A à Z engendre des dépenses considérables qui finissent inévitablement par se refléter dans l'addition.

Malgré ces prix en hausse, l'engouement pour cette tradition printanière ne semble pas fléchir.

Du côté de la clientèle interrogée à la Cabane à sucre Constantin, le sentiment général demeure positif. Un père de famille venu célébrer l'anniversaire de sa fille a confié que la qualité de la nourriture et l'ambiance justifiaient amplement la dépense. Un autre visiteur, qui n'avait pas mis les pieds dans une érablière depuis plusieurs années, a exprimé sa satisfaction de renouer avec cette expérience.

La cabane à sucre demeure donc un rendez-vous incontournable du printemps québécois, même si les familles devront prévoir un budget plus conséquent pour en profiter. Reste à voir si cette tendance à la hausse se poursuivra dans les années à venir, alors que l'inflation continue d'exercer une pression sur l'ensemble du secteur de la restauration.

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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.

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