
Les règles ont changé à la frontière et ça rigole plus du tout...
Depuis l'arrivée de Donald Trump au pouvoir en janvier 2025, franchir la frontière entre le Canada et les États-Unis est devenu nettement plus contraignant pour les Québécois et Québécoises.
Nouvelles exigences biométriques, contrôles renforcés sur les appareils électroniques, frais supplémentaires et avertissements répétés du gouvernement canadien : le portrait a radicalement changé en l'espace d'un an. Pour quiconque envisage un séjour chez nos voisins du Sud, il est désormais essentiel de bien se préparer avant de boucler ses valises.
Depuis décembre 2025, les autorités américaines imposent la captation d'une photo biométrique à toute personne non citoyenne des États-Unis qui entre ou quitte le territoire. Que le passage se fasse par voie aérienne, terrestre ou maritime, le visage du voyageur est photographié puis comparé à ses documents d'identité grâce à un système de reconnaissance faciale. Contrairement aux citoyens américains, il est impossible de refuser cette procédure. Fait marquant : ces données faciales peuvent être conservées dans les bases de données américaines pendant une durée allant jusqu'à 75 ans.

Par ailleurs, depuis octobre 2025, des frais additionnels s'appliquent à certaines catégories de voyageurs, notamment les résidents permanents du Canada qui doivent obtenir un visa. Le montant s'élève à 250 dollars américains, soit environ 340 dollars canadiens, une somme qui peut peser lourd sur le budget des familles. Si la majorité des touristes canadiens ne sont pas directement touchés, ceux qui passent par le processus de visa voient leur facture grimper considérablement.
Autre nouveauté importante : depuis avril 2025, tout Canadien ou Canadienne prévoyant un séjour de plus de 30 jours aux États-Unis doit désormais s'enregistrer officiellement auprès du gouvernement américain. Cette obligation, qui existait déjà pour les ressortissants de nombreux autres pays, s'applique maintenant pleinement aux personnes en provenance du Canada. Ne pas s'y conformer peut entraîner des amendes ou des complications lors de futures tentatives d'entrée sur le territoire.

Les agents frontaliers américains disposent du pouvoir d'inspecter les appareils électroniques des voyageurs — téléphones intelligents, ordinateurs portables ou tablettes — sans avoir à justifier de motif particulier. Toute personne qui refuse de coopérer s'expose à un refus d'entrée, voire à la confiscation de son appareil.
Cette réalité s'inscrit dans une tendance plus large : Washington envisage d'exiger l'accès à plusieurs années d'activité en ligne des voyageurs, incluant l'historique des réseaux sociaux, les anciennes adresses courriel, les numéros de téléphone et même des renseignements sur des membres de la famille. Bien que ces mesures ne soient pas toutes encore officiellement en vigueur, la direction prise par les autorités américaines est sans équivoque vers un filtrage de plus en plus intrusif.

Un enjeu particulier concerne les personnes de la communauté 2ELGBTQI+. En effet, le gouvernement canadien a actualisé ses conseils aux voyageurs en soulignant que certaines évolutions législatives et administratives aux États-Unis pourraient compliquer les démarches à la frontière.
Les systèmes américains risquent notamment de ne pas reconnaître l'identifiant de genre «X» figurant sur certains passeports canadiens, ce qui pourrait obliger les personnes concernées à fournir des documents supplémentaires ou à faire face à des incohérences dans leurs papiers.
De plus, les lois varient considérablement d'un État américain à l'autre, et certaines juridictions ont adopté des mesures susceptibles d'affecter directement les droits des personnes LGBTQ+. Ottawa recommande donc fortement de vérifier la réglementation locale de sa destination avant tout départ, afin d'éviter les mauvaises surprises une fois sur place.
Dans ce contexte en constante évolution, la prudence reste de mise pour tout Québécois planifiant un voyage aux États-Unis. Se renseigner en amont sur les règles en vigueur, prévoir les documents nécessaires et anticiper les éventuels délais aux postes frontaliers sont désormais des étapes incontournables pour traverser la frontière en toute sérénité.
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Il travaille dans le domaine des communications depuis plus d'une dizaine d'années, en plus d'être passionné par tout ce qui concerne les actualités. Autant intéressé par les fluctuations de l'économie que par les histoires loufoques et insolites, sa curiosité fait en sorte qu'il ne s'ennuie jamais.
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