
C'est difficile de ne pas être d'accord avec lui...
Durant son segment à l’émission Tout un matin sur les ondes de Radio-Canada hier, le chroniqueur financier Pierre-Yves McSween a critiqué le modèle d’affaires d’Uber Eats qu’il juge fondamentalement déséquilibré et particulièrement défavorable aux livreurs.
« [Uber Eats] est un modèle qui ne fonctionne pas », estime Pierre-Yves McSween. Dans sa chronique de lundi, il a expliqué que la compagnie américaine prélève entre 15 et 30 % de commission aux restaurateurs, soit une portion considérable de leurs marges. Pour compenser, les restaurateurs augmentent les prix affichés sur la plateforme et à ceci s'ajoutent les frais de service, de livraison, les taxes et le pourboire.

Et parce que les consommateurs jugent tous ces coûts excessifs, ils ont tendance à réduire le pourboire remis au livreur. Pire encore, le chroniqueur souligne que dans certains cas, le livreur se retrouve à absorber certaines pertes liées à des commandes non reçues ou volées. Dans un marché saturé de livreurs, l’offre dépasse largement la demande et « c’est le livreur qui paie la facture », résume-t-il.
McSween remet aussi en question la logique même du service. Se faire livrer un repas équivaut selon lui à engager un chauffeur privé pour sa nourriture. Et qui profite réellement de cette commodité devenue presque banale pour plusieurs clients?

Le chroniqueur explique qu'au final, pendant que les livreurs ne reçoivent que des miettes, Uber Eats fait d’énormes bénéfices et s’en met plein les poches.
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