
Christine Fréchette fait une importante déclaration concernant son avenir en politique
La cheffe caquiste met fin aux spéculations sur son avenir politique à dix jours du scrutin
Alors que la campagne électorale québécoise entre dans sa dernière ligne droite, Christine Fréchette a tenu à dissiper toute ambiguïté quant à ses intentions politiques. En point de presse à Trois-Rivières jeudi, la cheffe de la Coalition Avenir Québec a affirmé sans détour qu'elle honorerait son mandat de députée pendant quatre ans, et ce, indépendamment des résultats que son parti obtiendra le soir du 5 octobre. Une déclaration qui vise à rassurer ses électeurs dans une circonscription où la lutte s'annonce extrêmement serrée.
Devant les journalistes réunis au restaurant L'Escale, Mme Fréchette a reconnu que la bataille est féroce dans Trois-Rivières, où elle affronte notamment le candidat du Parti québécois, Jean Pellerin. Elle a indiqué qu'elle comptait rester dans la région le lendemain pour faire du porte-à-porte et tenter de convaincre les électeurs encore hésitants. Selon ses propres mots, elle sait pertinemment que la compétition est très serrée dans sa circonscription, mais elle refuse de baisser les bras.

Son engagement à siéger comme députée pour la durée complète du mandat, quelles que soient les performances globales de la CAQ, n'est pas une nouveauté, a-t-elle tenu à souligner. Elle affirme avoir pris cette position depuis longtemps déjà. Toutefois, dans le contexte actuel où les sondages sont peu favorables à son parti, cette précision prend une tout autre dimension.
La CAQ de Christine Fréchette dans une position délicate à dix jours du vote
Les chiffres ne jouent pas en faveur de la cheffe caquiste sur le plan provincial. L'agrégateur de sondages Qc125 attribue à la CAQ environ 21 % des intentions de vote à travers le Québec, un score qui pourrait se traduire par un maigre contingent d'à peine sept députés à l'Assemblée nationale. Un résultat qui serait catastrophique pour une formation qui détenait le pouvoir avant le déclenchement des élections.

Lorsqu'on lui a demandé si elle conserverait la direction du parti dans l'éventualité où elle ne parviendrait pas à remporter sa propre circonscription, Mme Fréchette a esquivé la question. Elle a plutôt choisi de mettre l'accent sur l'énergie qu'elle perçoit sur le terrain et sur le grand nombre d'électeurs qui n'ont pas encore arrêté leur choix. C'est précisément ces indécis qu'elle entend courtiser au cours des dix derniers jours de la campagne.
La veille, la cheffe caquiste avait participé au troisième et dernier débat des chefs, diffusé par Radio-Canada. Elle s'est dite satisfaite de sa prestation, estimant avoir eu l'occasion de présenter sa vision et ses ambitions pour le Québec. Cependant, un sondage mené auprès des utilisateurs de la Boussole électorale dans les heures suivant le débat n'a pas été tendre envers elle : seulement 6 % des répondants l'ont désignée comme la gagnante de l'exercice, la plaçant au dernier rang des cinq chefs. Paul St-Pierre Plamondon, du Parti québécois, est arrivé en tête avec 25 %, suivi de Charles Milliard du PLQ à 14 % et d'Éric Duhaime du PCQ à 12 %.

Fait notable, même parmi les sympathisants de la CAQ, seulement 33 % ont jugé que leur propre cheffe avait remporté le débat, un score bien inférieur à celui obtenu par les autres leaders auprès de leurs partisans respectifs.
Malgré ces vents contraires, Christine Fréchette a profité de son passage à Trois-Rivières pour attaquer ses adversaires, ciblant particulièrement le Parti québécois et le Parti libéral. Elle leur reproche d'enfermer le Québec dans des querelles constitutionnelles qui drainent l'énergie collective alors que la province fait face à des défis concrets. Elle a également mobilisé ses partisans, les exhortant à multiplier les contacts avec les citoyens et à frapper à chaque porte d'ici le jour du scrutin.
La précision de Mme Fréchette sur son avenir comme députée pourrait s'avérer déterminante pour les électeurs de Trois-Rivières qui hésitent encore. En s'engageant à rester en poste pendant quatre ans, elle envoie le signal qu'elle ne considère pas cette candidature comme un simple tremplin et qu'elle entend représenter les intérêts de la circonscription à long terme, même si la CAQ devait se retrouver dans l'opposition avec un caucus considérablement réduit.
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