Mark Carney et Christine Fréchette
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Le Canada frappe fort : un plan de riposte tarifaire massif de 27,6 milliards de dollars contre les États-Unis

Ottawa dévoile sa stratégie de contre-mesures après l'échec des négociations avec Washington.

Esad Avdic

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Quelques jours seulement après avoir mis un terme aux pourparlers commerciaux avec les États-Unis, le gouvernement canadien a officiellement dévoilé son plan de riposte tarifaire. Une réponse ferme, calibrée et stratégique qui envoie un message clair à Washington : le Canada ne pliera pas devant des exigences jugées inéquitables. Le premier ministre Mark Carney a annoncé que des droits de douane équivalents, au dollar près, à ceux imposés par l'administration américaine entreront en vigueur le 8 septembre 2026, frappant pour 27,6 milliards de dollars de produits importés des États-Unis.

La rupture des négociations, survenue dans la nuit du 22 août 2026, est intervenue après 18 mois de discussions que les négociateurs canadiens ont menées avec sérieux et bonne foi. Selon le premier ministre, ce sont des modifications de dernière minute introduites par la partie américaine qui ont fait échouer le processus. Ces concessions, jugées ni équitables ni viables sur le plan économique, auraient directement porté atteinte aux intérêts des travailleurs, des entreprises et de l'ensemble de la population canadienne. Face à la décision de Washington d'imposer des droits de douane de 50 % sur environ 28 milliards de dollars de produits canadiens, Ottawa a choisi de ne pas rester les bras croisés.

Le plan de riposte du Canada : des secteurs stratégiques ciblés avec précision

Les contre-mesures tarifaires annoncées par le gouvernement canadien ne sont pas le fruit de l'improvisation. Elles ciblent des secteurs clés de l'économie américaine avec une précision remarquable. L'acier et l'aluminium figurent en tête de liste, avec des taux qui passeront de 25 % à 50 % pour correspondre exactement aux tarifs imposés par les États-Unis. Les produits laitiers, les appareils électroménagers, le matériel agricole, les pâtes et papiers, les plastiques et l'électronique sont également visés par ces nouvelles mesures. À cela s'ajoutent les contre-mesures déjà en place, notamment celles frappant les automobiles américaines, qui continueront de s'appliquer.

La liste officielle publiée par le ministère des Finances du Canada est exhaustive : elle comprend 893 articles tarifaires pour les nouvelles mesures entrant en vigueur le 8 septembre 2026, auxquels s'ajoutent 313 articles déjà soumis à des contre-mesures depuis le 1er septembre 2025. L'ampleur de cette riposte témoigne de la détermination d'Ottawa à ne laisser aucun déséquilibre commercial sans réponse.

Ce qui rend la position canadienne particulièrement solide, c'est que cette fermeté s'appuie sur des fondamentaux économiques robustes. Le Canada affiche actuellement une croissance économique en accélération et devrait enregistrer la deuxième plus forte progression du G7 au cours des deux prochaines années. Le pays crée des emplois à un rythme quatre fois supérieur à celui de son voisin du sud. Les exportations canadiennes vers des marchés autres que les États-Unis sont en passe de doubler au cours de la prochaine décennie, et les investissements directs étrangers atteignent leur niveau le plus élevé en vingt ans.

La stratégie de diversification mise en place par le gouvernement Carney porte visiblement ses fruits. Avec des accords de libre-échange offrant déjà un accès préférentiel à 1,5 milliard de consommateurs dans le monde, et un accès qui devrait doubler d'ici la fin de l'année, le Canada s'est méthodiquement préparé à réduire sa dépendance envers le marché américain. Près de 500 milliards de dollars de grands projets d'infrastructure sont actuellement en cours de réalisation à travers le pays, renforçant encore davantage la résilience de l'économie nationale.

Le premier ministre a également promis que des mesures supplémentaires de soutien aux travailleurs et aux entreprises seraient annoncées dans les prochains jours, en complément des quelque 25 milliards de dollars d'aide déjà mobilisés au cours des 18 derniers mois. Cette approche globale montre que le gouvernement canadien ne se contente pas de riposter sur le plan tarifaire : il protège activement sa population contre les effets collatéraux de cette guerre commerciale.

Voyez le point de presse ci-dessous:

La position du Canada dans ce bras de fer est celle d'un pays qui refuse de sacrifier sa souveraineté et son indépendance économique pour obtenir un accord à n'importe quel prix. Mark Carney l'a affirmé sans ambiguïté : son gouvernement recherchait le meilleur accord possible, pas un accord bâclé sous la pression. Les semaines à venir seront déterminantes pour mesurer l'impact de cette escalade sur les deux économies, mais une chose est certaine : le Canada a prouvé qu'il dispose des outils, de la volonté et de la solidité économique nécessaires pour défendre ses intérêts face à son plus grand partenaire commercial.

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À propos de l'auteur

Esad Avdic
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Directeur du contenu numérique

Quand il n’est pas devant sa télé à dévorer un film, une série ou un match du CH, Esad transmet avec passion toutes les informations concernent diverses nouvelles que ça soit dans le sport ou le showbiz.

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